Euroleague ‘ 6ème journée : Orléans est dans le rouge

by Antoine Billat | Posted on jeudi, décembre 3rd, 2009

Groupe B

Entente Orléanaise – Olympiacos : 84-88

Le chemin vers les sommets de l’Europe est semé d’embuches, l’entente Orléanaise en a fait l’amère expérience ce mercredi. Motivés, sérieux, spectaculaires parfois, les Orléanais ont proposé une belle partition de basket…en vain. L’exploit de l’année s’est joué à un quart-temps prêt, surement le quart-temps de trop pour les joueurs de l’entente qui, après avoir tout donné durant 30 minutes, ont perdu leur lucidité dans le moment crucial. Pourtant privé de Childress (retourné aux Etats Unis pour des raisons familiales) mais fort d’une belle victoire la semaine passée contre le rival local (87-76 face au Panathinaikos), l’Olympiacos et ses stars ont surement pris de haut les néophytes Orléanais. Erreur fatale qui leur coutera d’être mené pratiquement tout le match avant que Linas Kleiza sorte de l’ombre pour décrocher les étoiles.

Dès l’entame de la rencontre, les joueurs du Loiret ont proposé une défense de fer, que seul Schortsanitis a su éméché. En pleine confiance, Anthony Dobbins et Justin Doellman ont pu se régaler face à la défense dilettante des grecs, et comme un symbole, le fantôme des dernières soirées : Adrien Moerman, y est même allé de ses deux 3pts dans le corner. Avec pas moins de 16 points de retard à la 12 ème minute, les reds auraient pu abdiquer, loin s’en faut. Les approximations de Cedrick Banks couplées à quelques banderilles longues distances de Halperin et Teodosic, et les grecs revenaient à -8 à la mi-temps. A l’orée du dernier quart, et avec toujours ces 8 précieux points d’avance, les spectateurs du zénith levaient déjà les bras au ciel en guise de victoire, peut être la première de l’entente sur la scène Européenne. Mais c’était sans compter sur le bourreau Linas Kleiza. Quelque peu délaissé par la défense de Moerman, le lituanien a eu tout le loisir de lâcher trois shoots consécutifs à trois points pour ramener son équipe à la marque. Bourousis est ensuite venu clore le débat sur deux gros dunks et deux contres décisifs.

La défaite est d’autant plus rageante pour Phillipe Hervé et ses hommes que dans le même temps le Partizan Belgrade est allé s’imposer sur le terrain de l’Unicaja Malaga. Quel Paradoxe ; En jouant son meilleur match de la saison, l’entente Orléanaise a presque définitivement perdu toutes chances de qualification.

Orléans en résumé

Les + :

Aldo Curti (8pts, 6pds, 3int) : Le jeune meneur s’est fait tailler un costume depuis ses débuts en Euroleague. Pas à la hauteur, inefficace en attaque, les critiques pleuvaient à l’encontre du joueur. Mais Aldo a su répondre comme il le fallait sur le terrain, pas exceptionnel certes mais il y a du mieux.

Anthony Dobbins (12pts, 4rbds, 4pds, 3int): Pleinement reconnu pour ses qualités en défense, l’américain laisse encore à désirer en attaque depuis le début de l’Euroleague. 7 points en 5 rencontres, c’est peu, voir très peu. Mais contre l’Olympiacos, « Tony » s’est fait justice en se démultipliant sur le terrain.

Justin Doellman (17pts, 6rbds) : A peine arrivé dans le Loiret, Justin Doellman est déjà une pièce maitresse de l’équipe et l’un des meilleurs joueurs de sa team sur la scène Européenne. Encore aujourd’hui, l’ailier s’est montré précieux et efficace en attaque, dommage que les fautes aient limité son apport sur le terrain.

Les – :

Adrien Moerman (10pts, 3rbds) : si l’ailier a su se distinguer offensivement en première mi-temps, on ne peut pas en dire autant de sa défense dans le 4ème quart-temps. Chargé de défendre sur Linas Kleiza, l’ex joueur de Nanterre a failli à sa tâche, laissant trop souvent seule la gâchette lituanienne.

Cedrick Banks (2pts, 5 pdb). L’arrière qui apporte généralement la lumière du côté Orléanais s’est éteint contre l’Olympiacos. C’est lui qui en première mi-temps a permis un léger retour des grecs, délectant les spectateurs d’un « très jolie » air-ball et de pertes de balles répétées. En fin de rencontre c’est encore lui qui fit plonger son équipe en tentant un coast to coast qui échoua lamentablement alors que l’entente tentait un retour inespéré.

Olympiacos en résumé

Les + :

Schortsanitis (9pts, 3rbds). Sans faire un match grandiose, loin de là, le Baby shaq a su montrer toute son utilité en début de rencontre. Le mastodonte grec a usé de son physique pour faire face aux prises à deux adverses. Il fut ainsi le seul à rentrer ses shoots pour éviter la noyade grec. A utiliser avec parcimonie cependant.

Papaloukas (7pts, 14pds) : Sobre et efficace voilà qui résume bien la performance de Papaloukas. Le vétéran prend peu de shoots mais toujours quand il le faut et avec peu de déchet. Pas du superflu chez Théodoros, toujours là pour le collectif. Avec 14 dîmes distribuées, que demander de plus…

Linas Kleiza (19pts, 5rbds) : Le lituanien, transparent durant trois-quart-temps est sorti de sa boite durant les 10 dernière minutes pour livrer un récital. 19 points en à peine une poigné de minutes, dont 9 de suite grâce à 3 shoots limpides à 3 points. Ajouter à cela quelques pénétrations imparables et Linas Kleiza est devenu l’homme du match en un rien de temps.

Halperin (22pts) : Souvent dans l’ombre, l’Israéliens s’est mis en lumière contre Orléans. Grâce à un très propre 4/6 à 3pts, l’arrière a fait preuve d’une belle constance pour garder l’Olympiacos à flot.

Les – :

17 pertes de balles…un peu beaucoup pour un top-team Européenne.

Les joueurs grecs n’auraient-ils pas un peu le melon ‘ Au vu du début de rencontre il semblerait que l’Olympiacos fasse preuve d’un peu de laisser-aller face aux petites équipes. Attention, cela pourrait finir par jouer des tours.

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