Euroleague ‘ Final four (finale): Le Panathinaikos sur le toit de l’Europe !

by Antoine Billat | Posted on lundi, mai 4th, 2009

Panathinaikos – CSKA Moscou : 73-71

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Un choc de Titan

Pana-CSKA, ou le duel entre les deux plus belles armadas offensives et défensives d’Europe. L’attaque, c’est la spécialité du Panathinaikos. Renfloué d’un diamant brut cet été en la personne de Pekovic, le pana présente une des plus fortes raquettes d’Europe. Pekovic-Batiste, Batiste-Pekovic, la technique, la puissance, tout y est. Et que dire des extérieurs : Jasikevicius, Spanoulis, Nicholas, Diamantidis et j’en passe. De véritables artilleurs tous aussi clutch les uns que les autres. Face à un tel potentiel offensif, la clé du match doit évidemment passer par la défense et justement, c’est la marque de fabrique du CSKA. Khryapa et consort sont de véritables chiens de garde à leurs heures. Contrairement au Pana où la défense est caractérisée par Diamantidis, le CSKA lui, affiche tout un bloc défensif de qualité, de nombreuses équipes s’y sont cassées les dents, le Partizan s’en souvient encore…

Deux effectifs énormes se sont donc présentés dans l’enceinte de l’O2 world. Après avoir écarté le Barcelone et l’Olympiacos, il ne reste donc plus qu’une marche à franchir. Les deux teams sont au complet, les joueurs sont surmotivés, l’arbitre lance le ballon, que le spectacle commence.

Le Panathinaikos sur un nuage

Le match démarre sur un rythme léger. Les deux équipes se rendent coup sur coup ou plutôt Spanoulis répond à tous les coups des russes. Déjà très en jambe dans la demi-finale, V-Span a démarré sur le même tempo en marquant 7 des 9 premiers points de son équipe (13pts au final). La salle s’attend alors à une rencontre au coude à coude jusqu’au 1er tournant du match : A la 8ème minute, alors que Pekovic monte seul au dunk sur une contre-attaque, Khryapa tente un contre inespéré qui ratisse tout, ballon et joueur compris. Résultat ‘ Faute technique, Pekovic rentre ses quatre lancers et le Pana prend ses distances (21-16 après 10min). Après un début de 2ème quart équilibré, le match commence à s’emballer. Diamantidis (10pts, 4rbds, 3pds) puis Jasikevicius (10pts, 4rbds, 4pds) se mettent à dégainer derrière la ligne à 3pts. De suite, Fotsis et Nicholas les imitent. Le Pana prend littéralement feu derrière la ligne et tous les shoots ouverts finissent par des paniers. Quand ce n’est pas les shooteurs, c’est Pekovic qui fait la différence dans la raquette en ramassant les rebonds offensifs. En face, J.R Holden est bien seul pour tenir la baraque (14pts, 4pds). Lorbek et Smodis sont limités par les fautes et Siskauskas est complètement hors du coup. Incapable de rentrer le moindre 3 points, le CSKA prend l’eau. A la mi-temps le score est lourd, 20pts d’avance pour les grecs (48-28) et une impressionnante réussite longue distance (8/14), du grand art!

Le CSKA n’est pas mort

Pas besoin d’être un devin pour savoir que Messina a sérieusement recadré ses troupes dans les vestiaires. Au retour sur le parquet, les joueurs Russes avaient un sacré challenge à relever : rattraper un écart de 20pts en 20min. Langdon a alors pris les choses en main en attaque rentrant au passage le 1er shoot à 3pts de son équipe à la 27ème minute (13pts, 4rbds). Trop suffisants, les verts ont déjoué en se heurtant à la défense agressive des russes. La confiance revenu, le CSKA a infligé un sévère 17-0 au Pana. Avec 6 points de retard à 8 minutes de la fin, tout espoir leur était permis. Heureusement pour Obradovic, son équipe s’est réveillée. Fotsis (13pts, 8rbds) puis Perperoglou (6pts) sont venus calmer les ardeurs russes. Fantomatique jusque là, Siskauskas à commencé à sortir de sa boite. Le match est alors monté en intensité. Spanoulis s’est mis à lâcher ses coups à 3points mais Holden et Smodis lui ont répondu.

A quelques minutes de la fin, les cartes étaient encore dans les mains du Pana mais un nouveau fait de jeu est venu prolonger le suspens. Pressé par la défense du CSKA, Diamantidis a dépassé les 8 secondes dans sa moitié de terrain. Sur la possession suivante, par un shoot venu d’ailleurs Siskauskas a permis au CSKA de revenir à un point. S’en est suivie une série de lancers francs jusqu’à la balle de match. Il reste alors 5,8 secondes au chrono, Moscou compte deux points de retard et a la possession. Siskauskas reçoit le cuir et prend ses responsabilités en tentant un shoot à 3pts…le ballon tape l’arceau mais ne rentre pas, le banc et les supporters exultent, le Panathinaikos remporte l’Euroleague.

Tous les voyants sont au VERT

Avec cette victoire, le Panathinaikos décroche son 5ème titre en Euroleague. Et que dire du palmarès d’Obradovic. Grâce à ce 7ème titre, le coach serbe accentue encore un peu plus le record en la matière. Jasikevicius n’est pas en reste puisqu’ il est le 1er joueur à gagner l’Euroleague avec 3 clubs différents (Barcelone en 2003, Maccabi en 2004 et 2005 et le Pana en 2009). Distinction individuel oblige, le titre de MVP du final four revient à Spanoulis : Kill Bill est bel et bien de retour !

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