Team USA : une nouvelle Dream Team ‘

by Matthieu Berger | Posted on mercredi, juin 25th, 2008

Une constellation de star

Sur le papier cette équipe constitue sans doute une des plus fortes ayant jamais représenté la bannière étoilée.Regorgeant de talents individuels à l’image de Kobe Bryant, Lebron James ou encore Chris Paul qui furent les trois plus grosses attractions de la saison écoulée.Cette formation contraste avec l’équipe des derniers championnats du monde qui comportait quelques « seconds couteaux »(Hinrich, Jamison, Battier, Brad Miller).

Exceptions faites de Garnett, Duncan, et Stoudemire, ce sont bien les meilleurs joueurs à leurs postes respectifs qui tenteront de ramener l’or de Pékin.

Les lignes arrières sont sans doute les mieux pourvues. A la mène, Chris Paul et Deron Williams auront à coeur de prouver qu’ils sont l’avenir de la grande ligue.Leur manque d’expérience sur la scène internationale (même si Paul était déjà de l’aventure 2006) sera sans doute compensé par leur incroyable talent et par les conseils avisés de Jason Kidd, doyen de la sélection (35 ans), dont le bilan avec la séletcion est plus que probant (une médaille d’or à Sydney et une série de 44 victoires pour 0 défaites sous la tunique bleue).

Concernant les postes 2 et 3, l’association des deux joyaux que sont Kobe Bryant et Lebron James sera sans doute la grande attraction de ce tournoi olympique. Derrière ce tandem, Dwayne Wade, et Carmelo Anthony joueront les back-up de luxe ( sauf si Anthony est décalé au poste 4 ), tandis que le shooteur Michael Redd et le sous-estimé Tayshaun Prince viendront compléter la rotation.

Le secteur intérieur se composera du « monstrueux » Dwight Howard et de deux ailiers forts aux profils complémentaires : le longiline et très technique Chris Bosh accompagné, du musculeux Carlos Boozer.

Une toute autre mentalité

Souvent décriés pour leur arrogance, leur mépris des schémas collectifs et leur totale méconnaissance du basket FIBA, les joueurs américains ont été amenés à comprendre que la reconquête d’un titre sur la scène internationale passe avant tout par un changement d’état d’esprit. Certes, ces joueurs ont peu de vécu en commun, mais suite à l’échec de 2006, (demi-finale perdue contre la Grèce) Jerry Colangelo, manager del’équipe, s’est efforcé d’initier un vrai projet collectif autour d’une pré-selection de 33 joueurs. Selon coach K ,l’humilité semble être la clé pour voir cette équipe aller au firmament du basket mondial : « Notre mot d’ordre est le respect. Nous respectons le jeu international. Longtemps nous avons proclamé que c’était notre sport. Mais c’est un jeu international. On ne peut pas gagner en étant arrogant.» (Souce L’équipe.fr)

Les Etats-unis n’ont plus glané l’or dans une compétition internationale depuis huit ans ( victoire en finale des JO de Sydney face à la France ).C’est dire si les américains voudront prouver qu’ils restent les maîtres de la planète basket.

Autre source de motivation, plus de la moitié des joueurs de l’équipe (Wade, Anthony, James, Bosh, Paul, Howard, Boozer) ont déjà connu la défaite ave Team USA en 2004 ou en 2006 (les trois premiers nommés par deux fois), et auront à coeur de laver cet affront. Ces joueurs savent désormais à quoi s’en tenir, comme le faisait remarquer Carmelo Anthony « Il y a quatre ans les JO étaient pour moi juste un entraînement avant de reprendre la saison. Je ne me rendais pas bien compte du niveau. Là , je sais. On est prêts ». (source L’equipe)

De plus l’immense compétiteur qu’est Kobe Bryant, ne conçoit sans doute pas de laisser filer la médaille d’or après avoir vu le titre lui passer sous le nez face au Celtics.

Il semble donc que cette équipe est bien mieux armée que les précédentes pour ramener l’or à la maison. Aucune autre formation ne peut se targuer de disposer d’ une telle puissance de feu. On est donc forcémment tenté d’annoncer une nouvelle fois une nette domination des américains , voire de relancer l’éternelle comparaison avec la glorieuse Dream Team de Barcelone. Cependant cette équipe n’est pas à l’abri de certains écueils qui pourraient transformer l’aventure olympique en toute autre chose qu’une simple promenade de santé.

Quels patrons ‘

Cela se vérifie dans chaque sport, une formation de stars ne fait pas forcémment une grande équipe; Il ne suffit pas d’ajouter les stats individuelles de chacun pour gagner des matchs.Il faudra que Mike Krzyzewski parviennent à installer une véritable hiérarchie au sein de l’équipe. En 2006, Wade, Anthony et James étaient les cadres de la sélection. Avec les arrivées de l’expérimenté Kidd et de Bryant, leader naturel sur le terrain; les deux premiers devront accepter d’être plus en retrait que par le passé. Coach K doit également commencer à avoir des maux de tête, tant la gestion d’un tel groupe peut s’avérer difficile. Exception faite de Tayshaun Prince,les autres joueurs de la sélection ne sont sans doute pas prêts à ne jouer que quelques minutes et à se contenter de miettes en attaque. Or, il faudra faire des choix : comment répartir le temps de jeu entre 3 meneurs de si grands talents’ Lequel choisir pour démarrer les rencontres’ Faire jouer Mélo au poste 4′ Le mettre sur le banc ‘ Face à tous ces casse-têtes, Krzyzewski devra s’interdire de tomber dans une gestion de l’équipe à la « All Star Game », cherchant à contenter chacun sans tenir compte des performances sur le terrain.

Sur le jeu à proprement parler, les formations américaines se sont souvent heurtées aux mêmes reproches depuis 2002: L’abscence d’un meneur de jeu d’expérience et doté d’une véritable capacité d’organisation, le manque de gâchettes extérieurs et le trop peu de centimètres dans la raquette.

Si le retour de kidd règle le premier problème, les deux autres sont toujours d’actualité.

Pas assez de shooteur pur ‘

Dans un contexte où les adversaires des américains useront et abuseront de la zone, la présence d’un pistolero tel que Michael Redd pour faire exploser ces défenses est plus que justifiée. On peut même se demander si face à l’abondance de joueur ultra-athlétique sur les postes extérieurs (James, Bryant, Wade, Prince …), le choix d’une deuxième gâchette n’aurait pas été plus opportun. Certes kobe, Lebron et Melo peuvent prendre feu à tout moment mais ils ne sont pas assez régulier derrière les 6m25 pour constituer un danger permanent. Sélectionner un autre « tueur »tel Ray Allen ou autre Joe Johnson (Tous deux bien meilleurs défenseurs que Redd), aurait sans doute permis de pallier à un passage à vide ou à une éventuelle blessure de Redd.

Trop légers dans la raquette ‘

Enfin, et c’est sans doute le talon d’Achille de cette sélection, la raquette américaine manque singulièrement de centimètres. La sélection ne se compose que de trois véritables intérieurs en les personnes de Howard, Bosh et Boozer. Carmelo Anthony, voire Lebron James peuvent sans doute se décaller au poste 4, mais l’ensemble semble un peu léger face à la dureté de certaines raquettes européennes, d’autant plus que Dwight Howard, aussi intenable soit-il, est le seul véritable pivot de la formation. L’abscence d’Amaré Stoudemire (qui à décliné l’invitation pour laisser ses genoux aux repos cet été) aux côtés de « Superman » pourrait se faire cruellement ressentir.

L’équipe américaine saura-t-elle surmonter ces obstacles ‘ Fera-t-elle revivre le mythe « Dream Team »’ Premier élément de réponse le 25 juillet, en amical face au Canada…

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