Retour sur la saison 2010-2011, part 2

by srtb25 | Posted on mardi, avril 19th, 2011

L’équipe de l’année : San Antonio Spurs

Sans conteste San Antonio à l’Ouest est l’équipe de l’année. Pourquoi ‘ Car avec un trio vieillissant, un style de jeu connu des autres équipes, les Spurs ont su conclure une saison difficile avec un effectif de champions. L’éternel outsider silencieux a fait sa saison dans son coin avec beaucoup de réussite et une éthique de travail toujours aussi parfaite. La gestion faite par coach Pop du vieillissant Duncan a été parfaite, le joueur lui-même a su accepter un rôle limité en temps et voir ses stats baisser. Oui coach Pop fait partie de la cour des grands et San Antonio récolte les fruits de ses années car au delà du Big Three, les apports du rookie G.Neal, du shooteur M.Bonner, du sous côté R.Jefferson mais également de D.Blair ou de G.Hill. A côté de cela, les apports ponctuels de joueurs comme T.Splitter, A.Mcdyess voir J.Anderson ajoutent au roster une dangerosité de tous les côtés qui sera nécessaire pour laisser souffler notamment Ginobili ou Duncan. Car la sera la clé du parcours en playoffs des Spurs, bien intégrer les remplaçants pour que leurs performances permettent d’entretenir le score. Avec un bilan de 61 victoires pour 21 défaites, la longue saison aura été belle et peut se conclure par une place en Finales NBA.

Le joueur de l’année : Blake Griffin

Il est totalement impossible de parler de la saison NBA 2010-2011 sans parler de Blake Griffin. Surfant sur une ‘hype’ totale de la part des journalistes, du public et des coaches NBA, le phénomène des Clippers a été total dans ses performances et dans le show. All Star pour sa saison rookie avec au final une ligne statistique de monstre de la balle orange : 22pts- 12rebs- 3pds. Une participation au concours de dunks d’anthologie avec un dunk au dessus d’une voiture avec une chorale gospel en fond. D’une manière ou d’une autre le phénomène Griffin, exaspérant ou pas ne peut être mis de côté. Mais la performance ultime ne se situe pas à sa ligne de stats ou son dunk au dessus de T.Mozgov par exemple mais réellement à l’attrait qu’il a su apporter aux Clippers de L.A. La franchise de loosers de la ligue, dans l’ombre constante des Lakers, délaissée des free- agents est en pleine renaissance. Un duo attachant avec D.Jordan, l’arrivée de M.Williams, l’éclosion d’E. Gordon, l’impact de R.Foye et l’apport non négligeable de C.Kaman font des Clippers un effectif intéressant et plutôt complet sur le papier. Il est sur que dans un laps de temps de 2 ans on les retrouvera en playoffs. En attendant, Blake Griffin est le nouveau chouchou de la NBA.

Regardez ses 241 dunks de la saison.

Le coach de l’année : Gregg Popovich

Sans conteste coach Pop peut se targuer d’avoir réussi quelque chose de grand en ayant ramené un monstrueux bilan (61-21) de la part de ses Spurs vieillissant. Comme dit TP d’ailleurs ‘Le titre c’est cette année ou jamais’. Eventuellement en concurrence avec Nate McMillan sur le trophée, le coach des Blazers a su de nouveau qualifier son groupe pour les playoffs avec une cascade de blessures mais également Scott Brooks qui peut dès maintenant se permettre de rêver à une finale de conférence tant son équipe du Thunder fait partie des prétendants à la victoire finale. Au final, coach Pop peut être battu dans cette course au trophée mais ce génie du basket mérite ce trophée pour la gestion parfaite, le rythme soutenu de ses stars et la bonne utilisation de ses remplaçants tout au long de la saison.

Les déceptions de l’année : Utah Jazz/Phoenix Suns

‘ Utah Jazz:
Il était vrai que la franchise des Mormons semblait à bout de souffle, reposant un peu trop sur Deron Williams et meurtrie par les départs du trio Boozer-Brewer-Korver. Or personne ne pouvait imaginer d’une part que le coach aux 23 saisons sur le banc des Jazz, Jerry Sloan quitte le navire. Et d’autre part que la franchise transfère Williams aux Nets. Par ces deux actualités, Utah a surpris tout le monde. Apparemment sur une dispute de trop, un coup de gueule de trop de son meneur, Sloan a décidé de partir de sa franchise de c’ur lors d’une interview très émouvante.
Les fans et les joueurs surement un peu remonté contre DW ont alors été surement surpris d’entendre que ce dernier soit, à la limite de la deadline, transféré aux Nets contre Devin Harris et Derrick Favors. Ainsi, Utah ne peut être incluse dans le même schéma que Denver par exemple car son effectif a été totalement dynamité l’été dernier et en perdant d’une part son tuteur : coach Sloan et son meilleur lieutenant : DW, le Jazz joue faux. Ainsi cette saison 2010-2011 sera une phase de transition vers un nouvel effectif qui devra rompre avec les lettres de noblesse de ses prédécesseurs.

‘ Phoenix Suns :
La encore, même idée qu’Utah, on part du constant de l’absence d’un joueur clé : Amare Stoudemire. Ainsi on peut rapprocher le Jazz des Suns au niveau de l’axe meneur/pivot. Nash et Deron Williams ont dû totalement assumer un rôle qu’ils avaient l’habitude de partager, et les départs respectifs de leur coéquipier vedettes n’ont été que partiellement compensés. Concernant Phoenix, l’effectif reste globalement de qualité mais le trade avec le Magic a joué en leur défaveur. Pourtant l’arrivée de Gortat a été intéressante sous les panneaux pour suppléer le décevant Lopez, mais Carter n’a pas su retrouver son niveau et compenser le départ de J-Rich. Au final les Suns terminent la saison à la 10ème place de la Conf. Ouest avec un bilan négatif de 40v pour 42 défaites et doivent également regarder vers le futur. Or avec un duo Nash-Hill vieillissant, un Vince Carter surement non conservé, Phoenix se doit rapidement de trouver la solution pour ne pas revivre la même saison l’année prochaine, ce qui risque d’arriver.

La descente aux enfers de l’année : Sacramento Kings

Doit-on parler des Sacramento Kings ou des Anaheim Royals ‘ Oui, cette question peut déjà être mise de côté car l’on connait la réponse et en cela, l’on peut parler de descente aux enfers. Avec de fortes probabilité voir une quasi certitude, les Sacramento Kings déménagent mais au final disparaissent pour s’installer dans la banlieue de L.A et s’appeler donc les Anaheim Royals. Ayant joué leur dernier match à l’Arco Arena (ce nom la parle à tout le monde), les fans des Kings, réputés comme étant les meilleurs de toute la ligue peuvent donc regarder avec nostalgie les heures de gloire de la bande à Webber ou plus récemment les exploits de la saison rookie de Tyreke Evans. Les frères Maloof, propriétaires de la franchise commençaient à se lasser de la gestion de la ville faite par la mairie de Sacramento dont le maire actuel, Kevin Johnson n’est autre qu’un ancien joueur NBA. Or, les choses sont déjà en marche et le conseil municipal d’Anaheim a approuvé mardi qu’une subvention de 75 millions de dollars soit allouée à la réception des Kings. 50 millions seront réservés aux propriétaires des 29 autres franchises ainsi qu’à la taxe de déménagement. Les 25 millions restants serviront à améliorer le Honda Center, le futur stade officiel des Royals, salle qui accueille également les Ducks en NHL. Ce déménagement a une conséquence, Los Angeles et sa banlieue disposeront de 3 franchises, et les Lakers de Kobe ou les Clippers de Griffin occupant la majorité du paysage basket à L.A il est fort probable que les Royals ne soient une franchise sans identité.

L’espoir de l’année : Denver Nuggets
Si l’on doit citer une équipe en construction qui dispose d’un potentiel monstre, on ne peut que mentionner les Nuggets de Denver. Depuis le trade Melo avec les Knicks, les Nuggets ont récupéré d’une part une masse de joueurs énorme mais également une qualité accrue dans son roster. En témoigne également les excellentes performances de l’équipe déjà en place avec le record de franchise pour T.Lawson : 10/11 à 3pts. Cette équipe fait peur est ne peut que regarder l’avenir avec beaucoup de sérénité mais également beaucoup d’ambition. Dans une Conférence Ouest avec des équipes de tête globalement vieillissante, les Nuggets forment un groupe jeune et homogène qui peut partager le scoring sur au moins 8 joueurs de l’effectif ! Il est rare de voir une telle circulation de balle entre autant de joueurs, mais si plus tard se posera le problème du leader de l’équipe, tel qu’il se pose à Miami, à l’heure actuelle cette équipe est belle à voir jouer et donne beaucoup d’attrait pour cette franchise de Denver, jusqu’a dépendante des stats de son seul Melo.

About the Author

Qu'en pensez vous ?

You must be Logged in to post comment.

Toute l'actualité  et infos Basket et NBA

Toute l'information basket-ball et NBA