Playoffs NBA: Les Lieutenants de Kobe prennent du galon

by Jibé | Posted on mardi, avril 22nd, 2008

D’abord, l’évolution du jeu de Kobe Bryant. En effet, après des années de disette post-Shaquille O’neal, il semble sur le chemin du retour au sommet. Si Bryant a confirmé son talent inouï en portant sur ses épaules une équipe insipide, on lui a reproché (à juste titre) son individualisme féroce et son incapacité à déléguer et faire confiance à ses coéquipiers. C’est pourquoi le titre de MVP lui a toujours échappé. Après un début de carrière confortable (trois titres de champion) passé dans l’ombre du Big Shaq Daddy, Kobe a connu les pires difficultés quand le boss des Lakers lui a confié les clefs de la franchise. C’est paradoxalement dans unes de ses saisons les moins prolifiques sur le plan statistique depuis le départ du « Gros Papa » que KB 24 a les meilleures chances d’obtenir la consécration individuelle suprême. Il a appris à partager, à se cacher, pour n’être que plus dangereux quand le besoin s’en fait sentir, mais aussi que seule la victoire compte. Gagner en équipe, ce n’est pas forcément claquer 27 pts et 8 pds au lieu de 35pts et 4pds, c’est plutôt laisser jouer ses équipiers, les impliquer et profiter de ce qu’ils peuvent apporter à l’équipe. Kobe laisse le jeu venir à lui. En n’étant pas obsédé par sa propre performance, le Prince de L.A n’en est que meilleur.

Il est vrai que depuis quelques mois, Bryant peut compter sur un duo explosif : au couteau suisse Lamar Odom, joueur pétri de talent mais un peu « easy », on a adjoint l’un des meilleurs joueurs non-américains au monde, Pau Gasol. Si l’association Odom-Bryant était plutôt quelconque, le trident Bryant-Gasol-Odom prend des airs de rouleau compresseur. Odom revit, lui qui semblait perdu depuis son arrivée en Californie, dans un rôle de faire-valoir de Kobe. Mais les nouvelles ambitions du « patron » et l’arrivée de l’espagnol ont redonné des ailes à ce joueur inclassable. Dans un rôle « à la Pippen », Odom s’épanouit et retrouve le niveau affiché dans sa dernière saison avec Miami. Enchaînant les doubles « double-double » (20pts-20rbds), servant le caviar à la louche, il assume son rôle à la perfection. Le public du Staples Center se réjouit de voir Gasol et Odom se trouver les yeux fermés et parfois assurer à eux seuls la victoire lors des petites baisses de régime du probable MVP 2008. Si l’apport du catalan Gasol se traduit au niveau statistique, c’est aussi en tant que catalyseur du jeu de Odom qu’on peut observer son impact. En effet, le game 1 du premier tour des playoffs contre Denver a été la plus parfaite illustration de l’efficacité du duo, prenant le relais d’un Bryant hors sujet en première mi-temps. Gasol a probablement livré la partie la plus aboutie de sa carrière : 36 pts, 16 rbds, 8 pds et 3 ctrs’ Monstrueux tout simplement. Monstrueuse, la performance d’Odom l’a été presqu’autant. La ligne de stats est moins ronflante (17 pts, 14 rbds, 6 pds et 2 ints tout de même) certes, mais l’impression visuelle laissée est hallucinante : chevauchées balle en main, moves incroyables pour un joueur de près de 2,10 m, hargne au rebond. Bref, la classe.

Ajoutez une tripotée de role players de qualités dans le shaker, secouez et vous obtenez une vraie équipe ! Kobe, dans sa volonté d’impliquer les autres, tire la quintessence de l’effectif des Lakers : Derek Fisher, malgré ses 33 printemps est en pleine forme, Luke Walton et Ronny Turiaf apportent leur polyvalence et le tandem des « ic », Vujacic et Radmanovic sont les snipers attitrés de l’équipe. Sans oublier le jeune Jordan Farmar, prometteur, et surtout le tank Andrew Bynum, malheureusement blessé depuis de longs mois. Le roster a belle allure et a prouvé sa valeur en décrochant le pompon à l’Ouest, synonyme d’avantage du terrain jusqu’en finale.

Mais la réussite de la saison des Lakers ne se confirmera qu’à l’aune de leur parcours en playoffs, heure de vérité pour les grandes équipes. Ainsi, avec un Gasol enfin dominateur en « post season », les Lakers rêvent des Finals à nouveau. A n’en pas douter, les playoffs à l’Ouest vont prendre des airs de gentil massacre au regard de la cohorte de prétendants amateurs de joutes printanières. Kobe et sa troupe sont prévenus, « only the fittest survive ». Bryant rêve-t-il en secret de retrouvailles sanguinolentes avec son « pote » Shaq ‘ Après des années de vache maigre, le monstre a faim’En attendant les JO, l’année 2008 pourrait être l’année Kobe Bryant. Dès le mois de Juin ‘

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