Pistons et Spurs : Reconstruire pour rebondir ‘

by Matthieu Berger | Posted on lundi, juin 2nd, 2008

Des équipes vieillissantes

Les cinq majeur des Pistons dépasse les 32 ans de moyenne d’âge, tout comme le roster des Spurs (dont 6 joueurs à plus de 35 ans.) Certes l’âge est souvent synonyme d’expérience, mais cet argument n’a que peu prévalu face aux signes de fatigue qu’ont laissé entrevoir ces deux équipes durant les phases finales du championnat.

Côté Spurs, seul Tony Parker pourra se targuer d’avoir eu un rendement constant lors des playoffs. Pour la première fois de sa carrière, Tim Duncan a paru en difficultés sur une série de Playoffs (15 points de moyenne à 42% face aux Hornets) ce qui a bien failli coûter l’élimination aux texans. L’intérieur des Spurs ayant retrouvé toute sa superbe en finale de conférence, ce fut au tour de Ginobilli qui hormis un game 3 titanesque (30 pts dont 22 en première mi-temps et 5 tirs primés) passa au travers et ne fut que l’ombre de lui-même sur la série (12,6 pts à moins de 36% d’adresse).

Plus inquiétante encore que les ratés du « Big three » c’est la déroute des autres joueurs des l’équipe qu’il faut souligner. Au sein d’une attaque grippée, Bruce Bowen et Michael Finley n’ont pas atteint la barre des 7 points par match. Si Bowen c’est toujours aussi bien illustrer dans son rôle de chien de garde en défense, le pauvre Finley à souvent paru carbonisé. Exceptés les 23 points en 27 minutes de Brent Barry lors du game 4 face aux Lakers, les joueurs du banc n’ont pas su jouer leur rôle d’ « assassins silencieux » comme ils le firent si bien lors des titres glanés en 2003, 2005 et 2007.

Chez les Pistons, ce n’est pas le banc qui pose problème. Les jeunes loups que sont Amir Johnson, Arronn Afflalo mais surtout Jason Maxiell et le très prometteur Rodney Stuckey auront sans doute leur mot à dire dans les années à venir. Côté 5 majeur, Chauncey Billups et Rip Hamilton ont démontré qu’ils constituaient toujours la meilleur paire d’arrière de la ligue. Tayshaun Prince, même s’il s’est troué en finale de conférence (9,8 pts à 32% d’adresse) demeure le poumon de l’équipe et l’un des joueurs les plus sous-estimés de la planète NBA.

Le « couac » proviendrait plutôt du secteur intérieur. Racheed Wallace, si souvent loué pour son leadership et l’étendue de son bagage technique, ne semble pourtant ne jamais s’être montré aussi inconstant que lors de cette saison 2007-2008. Ces quatre points à 2 sur 10 au shoot lors du game 6 face à Boston n’en sont que le triste révélateur. Quant à Antonio McDyess, même s’il fût un solide joueur de devoir tout au long de la saison et tout particulièrement en playoffs, en étant droit de se demander si sa vieille carcasse supportera encore longtemps les joutes dans les raquettes de la ligue. « Dice » ne serait-il pas plus efficace dans un rôle de sixième homme de luxe comme il l’était durant les saisons précédentes ‘

Leur avenir se joue maintenant

Cadors de la conférence Est, les Pistons n’ont pourtant plus accédé aux finales depuis 2005 et semblent ne jamais s’être vraiment remis du départ de Ben Wallace. Si les éliminations de cette année et de 2006 face aux Heat semblent être logiques, on peut s’interroger sur la soif de vaincre d’une équipe qui s’était faite sortir par le seul Lebron James l’année dernière. L’effectif actuel ne semble plus être en mesure de ramener le trophée Larry O’Brien à Motor City. Il faudra donc s’attendre à ce qu’il y ait du mouvement dans le Michigan dès cet été, les rumeurs annonçant les départs de Flip Saunders et du Sheed allant bon train…

A San Antonio, comme à l’accoutumée, on procèdera certainement à quelques remaniements, en toute discrétion. Nul doute que le « Big three » continuera à faire des malheurs sur les parquets de la ligue (après tout, les Spurs ne sont-ils pas, depuis 2003 les champions des années impaires ‘). Mais à l’heure où les Horry, Thomas et autre Finley semblent être en pré-retraite, les Spurs devront rajeunir leur effectif. C’est le prix à payer pour rester compétitif au sein d’une conférence Ouest toujours plus dense où les Lakers feront figure de favoris.

Du côté de Fort Alamo, tout comme à Détroit on peut compter sur l’intelligence des dirigeants pour avoir pris conscience d’une chose : le championnat 2009 se jouera dès l’été 2008…

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