Opening Night

by Julien | Posted on jeudi, octobre 28th, 2010

Los Angles ou la passe de trois ‘

A peine remis de leur seizième sacre, les hommes de Phil Jackson sont déjà sur le pont pour ce qui pourrait être le plus gros défi du mister Zen. Avec un nouveau titre l’ancien mentor des Bulls pourrait remporter son quatrième three peat soit 12 titres en 21 saisons de coaching. Juste énorme ! S’il se rate Jackson partira sur un échec alors que le chemin était tracé pour une retraite de légende. Un peu comme son ancien poulain, un certain Michael J., le californien a le goût de la compétition et aime l’odeur du sang. Impossible, donc, pour lui de partir sans relever ce dernier défi qui ferait de lui une référence en la matière.

Comptons sur son maître à jouer pour l’aider dans sa tâche. Kobe Bryant a aussi intérêt à se faire violence. Une nouvelle bague le mettrait au même rang que son idole et laisserait papy Shaq dans les cordes. Une double raison qui nous fait penser que les Lakers sont les candidats logiques à leur propre succession. La mission ne sera pas aisée. Ils sont nombreux à vouloir détrôner les doubles champions. A commencer par les finalistes, les Boston Celtics. Les feuillus n’ont certainement pas envie de voir leurs rivaux de toujours égaler leur record de titres (17). Pour cela les hommes de Doc Rivers ont décidé de renforcer un secteur intérieur. Dominé par les trois tours de L.A, Garnett et compagnie vont pouvoir désormais s’appuyer sur deux nouveaux mastards à la santé douteuse mais à l’expérience précieuse. Le premier s’appelle O’Neal et n’est plus que l’ombre du All Star qui portait Indiana sur ses épaules. Le second s’appelle O’Neal aussi et veut à tous prix remporter une cinquième bague pour faire taire les médisants qui commencent à se demander si Kobe n’est pas plus fort que Shaq. Boston n’est plus de première jeunesse mais vendra chèrement sa peau avant de rendre les armes… Si toutefois ils devaient les rendre.

Miami n’a pas le choix

Si à l’Ouest la route des Lakers semble dégagée (attention toutefois à l’excès de confiance), à l’Est la concurrence sera féroce. Centre de toutes les attentions et de toutes les haines depuis le début de l’été, le Heat de Miami devra gagner. Avec un des trios les plus talentueux de l’histoire, l’équipe de Dwayne Wade, Lebron James et Chris Bosh sera l’équipe à battre. Un luxe pour des Lakers qui regarderont le parcours d’une équipe qu’on annonce un peu trop vite au dessus du lot. Kobe Bryant et Phil Jackson ne savent que trop bien qu’un amas d’individualités, aussi talentueuses soient-elles, n’est pas systématiquement synonyme de titre. Il serait cependant aventureux d’annoncer un échec avant l’heure.

Les trois hommes forts de South Beach ont préparé leur coup et ne voudront pas donner raison à leurs détracteurs. Il est aujourd’hui devenu normal de critiquer le Heat, James en premier, nous verrons si les snipers sont aussi nombreux au mois de juin prochain. Derrière Boston et Miami, d’autres formations voudront jouer les troubles-fêtes. Orlando et Chicago mèneront la fronde. Si les floridiens ne sont plus favoris, ils n’en sont pas moins de redoutables outsiders. Gageons que ce statut leur ira mieux au teint, les hommes de Dwight Howard avaient surpris leur monde il y a deux saisons en vivant cachés. Pour Chicago la donne a changé. L’équipe, profondément remaniée, se sait attendue. Le talent de Rose, la volonté de Noah alliée à l’expérience de Boozer donnent certaines garanties aux chicagoans. De là à les projeter dès cette saison en finale, il n’y a qu’un pas que nous ne franchirons certainement pas.

La french Touch

Le contingent français est grimpé à douze cet été avec les arrivées de Pape Sy et Kevin Séraphin. Si le premier devrait goûter à la NBDL, le second a clairement une carte à jouer. Avec le prodige John Wall, l’ancien choletais aura juste à ouvrir les mains et à jouer des muscles sous le cercle. Des « bangers » comme lui, la NBA en raffole. A Dallas on monte un centre de formation dont seul Rodrigue Beaubois a une chance de s’imposer, enfin si son satané coach se décide à lui faire confiance. Turiaf tentera de percer à New York, Diaw de maigrir à Charlotte et Pietrus de faire une saison complète à Orlando. Les deux tauliers resteront Noah et Parker. L’objectif de Jooks est clair : une place de All Star, qu’il aurait mérité la saison passée, et une place parmi les quatre derniers de la conférence Est. Celui de TP9 sera de faire une grosse saison pour s’assurer un nouveau contrat avec les Spurs. En fin de cycle avec San Antonio, Tony doit prouver qu’il peut encore faire gagner les texans sous peine d’être transféré dès cette saison. On sait toujours ce que l’on quitte mais moins ce que l’on retrouve.

Pour conclure, un petit coup de projecteur sur mon petit coup de cœur du moment : Kevin Durant. L’homme a tout : du talent, de la modestie, une équipe à sa mesure, du charisme et progression sans limite. Espérons que ses prestations étourdissantes aux championnats du monde ne pèsent pas trop lourd dans les chaussettes car l’envie est grande de le voir venir taquiner les gros en Play Off. Allez, sur ce, bonne saison à tous !

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