Le bilan des 100 jours (suite et fin)

by Julien | Posted on jeudi, février 17th, 2011

Le TOP

La grande surprise, car personne ne les attendait à ce niveau, est San Antonio. Les Spurs, forts de quatre titres, restent sur trois saisons sans sacre et l’âge commence à gagner la formation texane. Enfin c’est ce que l’on pensait’ Depuis le début de saison l’équipe du druide Popovich a trouvé la potion anti-âge. Duncan, Parker et Ginobilli ont les cannes et le montrent à tout le gotha NBA, qui avait des Spurs une équipe de retraités, qu’il faudra compter sur eux. Premier bilan de la ligue, San Antonio a les armes pour mener le rythme sur la saison régulière.

Pour les Play Off ‘ On se gardera bien de les enterrer une seconde fois. Derrière Dallas, Oklahoma et, plus surprenant, Los Angeles, bataillent pour rattraper les texans. Les champions en titre inquiètent avec des défaites contre les poids lourds et une fâcheuse tendance à se pointer du doigt. Fisher hiberne tranquillement, Gasol s’endort sur ses lauriers, Artest n’a pas compris qu’il pouvait gagner un deuxième titre et Kobe recommence à la jouer solo pour bouger son équipe. Des inquiétudes à relativiser tant les Lakers nous ont habitué à se réveiller en mai. M’enfin, trop de retard pourrait s’avérer ennuyant au moment de s’attaquer aux Play Off sans l’avantage du terrain. Pour Dallas, l’absence de Nowitski sur blessure a, une nouvelle fois, démontré que les Mavs ne sont rien sans l’allemand. Avec, par contre, la franchise de Marc Cuban peut battre n’importe qui, comme Boston sur son terrain par exemple. OKC a d’autres soucis : un banc qui devrait commencer à freiner la progression de cette belle équipe. Si Durant et Westbrook sont bien les all-star annoncés, Green, Ibaka et Harden des lieutenants crédibles, le reste de l’effectif fait un peu peur. A ce titre une demie finale de conférence serait déjà une belle réussite.

New Orleans ferme le banc de ce TOP5. Un peu à l’instar de Dallas et Nowitzki, le retour de Chris Paul a redonné des couleurs aux Hornets. A tel point que la franchise se renseigne pour renforcer l’effectif notamment au poste de shooting guard. Un souci malgré tout pourrait perturber la saison des partenaires d’Emeka Okafor, le refus de la franchise de prolonger pour le moment David West. Si ce mal entendu venait à perdurer le ver pourrait rentrer dans la pomme.

Le ventre mou

Bien plus relevé qu’à l’Est, le milieu de tableau de la conférence Ouest est une véritable lutte avec quatre équipes sur cinq au bilan plus ou moins identique à l’heure de ses lignes. Portland, Denver, Utah et Memphis vont devoir se battre pour savoir qui se verra priver du dernier spot. Ajoutez Phoenix qui peut encore largement revenir dans la danse et vous obtenez une deuxième partie de saison dantesque. Portland c’est trouvé un franchise Player en la personne de Lamarcus Aldridge. Non sélectionné au All Star (un scandale), l’ailier fort de l’Oregon est intenable depuis le mois de février (29pts et 8rbds de moyenne) mais pas seulement. Depuis la blessure de Brandon Roy, le joueur a pris une envergure à la Amare Stoudemire et porte littéralement son équipe sur ses épaules. Le front office ferait bien de se poser la question de savoir qui de Roy ou Aldridge est le plus a même d’emmener Portland vers les sommets.

Pour Denver le feuilleton Carmelo Anthony tourne au ridicule. Espérons pour tout le monde que tout cela cesse le jour de la trade deadline. Anthony n’est pas en train de se faire une belle réputation et les dirigeants des Nuggets sont ridicules dans la gestion de la crise. Denver est une bombe à retardement. Tout comme Utah qui vient de vivre un tournant de son histoire : le départ du mythique Jerry Sloan. En place depuis 1988 derrière le banc des Jazz, l’entraîneur au 1190 victoires et plus de 60% de victoires sur sa carrière a tiré sa révérence à sa manière, humblement et discrètement. Officiellement il n’a plus la motivation, officieusement il n’en peut plus de se prendre la tête avec ses leaders dont son meneur Deron Williams. J’annonce : le bon Deron sera le prochain, après Melo, a réclamer un départ !

Après un début de saison chaotique, entre prise de becs et fierté mal placée, de Memphis revient bien dans la course au point de cumuler 8 victoires pour 2 défaites sur les 10 dernières rencontres au moment où je vous écris. La montée en puissance du gros Zach Randolph et la confirmation du talent de Mike Conley redonnent des couleurs à une formation dont on devrait assister au départ prochain d’un OJ Mayo bien loin du joueur entrevu la saison passée. Phoenix, pour sa part, suit un peu la même trajectoire. Un redoux après la tempête et la joie d’apprendre que le gentleman Steve Nash n’a aucune envie d’aller monnayer ses talents ailleurs. Ca ne suffira pas pour des Play Off mais c’est toujours ça de pris !

Les Bas fonds

Là encore cela se tient. Si Houston a une courte tête d’avance sa saison ne file quand même pas la banane. Prévue comme l’un des troubles fêtes de la saison, l’équipe d’Adelman doit encore se passer de Yao Ming qui ferait mieux de mettre un terme à sa carrière pour soulager tout le monde. Ce n’est pas Kevin Martin qui relèvera les Rockets et la fin de saison sera bien longue.

A Golden State et Los Angeles le mieux entrevu laisse quand même place à du médiocre. Les deux équipes ont de l’avenir vu la jeunesse et le talent de leurs joueurs mais pour l’heure, mis à part l’avènement de Blake Griffin aux Clips, les Play Off se regarderont à nouveau à la télé pour les fans de ses deux franchises. Sacramento et Minnesota lutteront quand à eux pour éviter (ou récupérer qui sait ‘) la lanterne rouge et surtout pour prier que leurs leader respectifs (Evans côté Sac town et Love côté Wolves) n’est pas des envies d’ailleurs. C’est tellement à la mode en ce moment !

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