Dossier NBA: Tony Parker format All-Star

by Julien | Posted on mardi, décembre 11th, 2007

Intégrer le TOP 10 des meneurs

Dès son arrivée en NBA, Tony Parker montre que sa 28ème place à la draft est une énorme erreur en inscrivant 9 points, 3 rebonds et 3 passes en 20 minutes de jeu pour son premier match. Engagé comme doublure d’Antonio Daniels, le jeune meneur français ne tarde pas à faire comprendre à Greg Poppovich qu’il peut compter sur lui et qu’il dispose d’assez de confiance pour prétendre à un temps de jeu plus conséquent. Cinq matchs plus tard, Daniels est relégué sur le banc et Parker propulsé plus jeune meneur de jeu titulaire de l’histoire de la NBA. Il terminera sa saison avec 9 points de moyenne et 4 passes malgré avec un douteux 41% de réussite aux shoots. Mais ce qui alerte le plus les spécialistes, c’est la capacité de Parker à relever les défis et sa campagne de Play-offs est carrément bluffante pour un joueur de son âge : 15 points, 4 passes et 45% de réussite et une opposition au premier tour face à Gary Payton qui restera dans les mémoires. Nommé dans la « All-Rookie First Team », devenant le premier joueur né à l’étranger à obtenir cet honneur, Parker sait ce qu’il lui reste à travailler pour devenir incontournable. La saison suivante TP poursuit sur sa lancée et aligne 82 matchs dans le même goût que lors des Play-offs précédents. Cette saison 2002-03 restera surtout celle de la consécration puisque les Spurs d’un Tim Duncan impérial remportent le titre face aux Nets de Jason Kidd. Bien que moins performant par rapport à la précédente édition, il devient tout de même le premier français de l’histoire à empocher un tel titre. Reconnu par ses pairs, du moins dans l’hexagone, Parker vit pourtant un été difficile : Kidd est annoncé partant des Nets et un échange avec le meneur français serait à l’étude. Heureusement Poppovich et Duncan décident de miser sur la jeunesse de leur meneur mais désormais la pression est sur Parker : il doit progresser dans son shoot et devenir une véritable alternative en attaque. Pour faire simple, Tony doit devenir un des dix meilleurs meneurs de la NBA et ceci afin de ne pas faire regretter à son club de lui accorder un contrat sur 6 ans pour 66 millions de dollars qui fera de lui un des sportifs français les mieux payés.

Sky is the limit

Avec un premier titre en poche, Tony n’a qu’une idée en tête : en conquérir un autre ! Eliminé par les Lakers lors de la saison 2003-04 avec 10 matchs de très bonne facture (18 pts et 7 passes de moyenne), le français revient plus fort encore l’année suivante. Parker augmente ses stats sur la saison aux points et aux passes mais surtout c’est son pourcentage aux shoots qui commence à correspondre à ce que l’on attend de lui. Un deuxième titre parachève sa saison mais le jeune français est dominé de la tête et des épaules par Chauncey Billups durant la finale. Qu’à cela ne tienne… Tony va bosser encore plus et revenir plus fort avec de nouveaux objectifs : faire un résultat avec l’équipe de France à l’Euro (médaille de bronze), devenir All-star et confirmer sa progression aux shoots. Chose promise, chose due ! En 2006 Parker est choisi par les entraîneurs pour faire partie de la sélection Ouest, une première pour un français, et shoot à 55% sur la saison. Avec 19 points par match, TP est devenu la seconde option en attaque des Spurs et confirme son leadership grandissant dans une des meilleures équipes de la ligue. Depuis le meneur n’a pas baissé la garde puisque pendant cette saison son pourcentage aux shoots n’est pas descendu en dessous des 50% alors que son apport en attaque est devenu encore plus conséquent. Les mauvaises langues diront que Parker ne doit sa réussite qu’au fait que la majorité de ses shoots sont pris « In the Paint ». Soit, mais Parker fait preuve d’une véritable maturité dans la sélection de ses tirs et montre match après match que son apprentissage de la NBA n’est pas terminé. Parker sait son shoot à mi-distance défaillant : il y répond en harcelant les défenses par des pénétrations saignantes et fulgurantes. A chaque saison suffit sa peine et Tony sait qu’aujourd’hui il doit améliorer son tir à 3 points pour s’élever au rang de meneur de la trempe de Steve Nash.

Aujourd’hui, Parker a prouvé qu’il pouvait emmener une équipe vers le titre et qu’il pouvait être le go to guy des Spurs. Face aux Cavaliers, le français a sorti tout son arsenal et son titre de MVP des finales est une vraie consécration pour un joueur qui ne s’est jamais pris pour quelqu’un d’autre. La confiance, Oui, la grosse tête, Non. Pour s’imposer en NBA, il faut être sur de soi, pour mener une équipe il faut savoir s’imposer, pour devenir un des leaders d’une équipe triple championne il faut connaître ses forces et ne pas se faire manger par la pression grandissante.

Tony direction All-Star

Tony suit, pour le moment, une évolution croissante tant sur le plan statistique que sur sa position au sein du roster des Spurs. La tâche était loin d’être aisée au départ : s’imposer comme meneur titulaire dans une équipe NBA, qui plus est les Spurs de San Antonio, et relever chacun des défis que l’on se fixe n’est pas une sinécure … demandez à Boris Diaw. Parker a la confiance et la gouaille des américains, il n’a peur de rien ni de personne. Si parfois son discours passe mal et que sa façon d’aller au bout de son « American Dream » désarçonne certains français peu habitués à cette façon toute américaine d’appréhender sa carrière, personne ne peut nier que la réussite de Parker est un modèle pour beaucoup de nos jeunes. Cette année encore, TP démontre qu’il peut se remettre de ses échecs. On pouvait s’attendre à un temps de latence de la part de Parker après l’échec des bleus à l’euro, Tony aime le maillot bleu et la perspective de ne pas participer avec ses potes aux JO de Pekin reste une blessure ouverte pour le n°9. Mais c’est aussi ça la force de Tony Parker : savoir se ressaisir et apprendre de ses échecs pour revenir plus fort encore. Après tout l’important n’est pas de ne pas tomber mais bien de se relever ! Le meneur français a du le comprendre car sa saison 2007-08 est tout bonnement incroyable : 31 pts et 9 passes face aux Hawks, 30 pts et 11 passes face aux Mavs, 26 pts et 9 passes face aux Lakers de Turiaf, 23 pts et 8 passes contre le Heat, 32 pts et 9 passes face aux Magics ou encore 29 points, 11 passes et 8 rebonds face aux Wizards… On ose le dire : des stats dignes de Steve Nash et donc fatalement digne d’un MVP. All Star, Tony le sera certainement une troisième fois de suite. Titulaire ‘ Plus difficile quand il s’agit de passer devant des cadors comme Nash ou Iverson. La concurrence est rude au poste de Meneur dans la conférence Ouest, Tony doit tenir la comparaison face à des joueurs comme Nash, Baron Davis, Deron Williams ou encore Chris Paul. Moins distributeur qu’eux, Parker a pour lui de scorer plus (seul Baron Davis inscrit plus de points). Mais le gros avantage de Tony P’ est de disposer, à seulement 25 ans, de trois bagues de champion et d’un titre de MVP des finales. Les septiques pourront dire ce qu’ils veulent, ça fait quand même drôlement plaisir d’avoir un joueur français de ce calibre !

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