Dossier NBA : Race to MVP

by Julien | Posted on mardi, mars 17th, 2009

N°3 : Kobe Bryant, Los Angeles Lakers, 28ppg, 5.4rpg et 4.9apg

Kobe Bryant est sûrement ce qui se fait de mieux en NBA. Comme Michael Jordan, le numéro 24 des Lakers a eu la bonne idée de faire comme le bon vin : il s’est bonifié. Songez que lors de la saison 2005-06, Bryant prenait jusqu’à 27 shoots par match … Enorme ! Aujourd’hui il flirte à peine avec les 22 tirs. La faute notamment à un effectif nettement plus pléthorique qu’à l’époque mais aussi à une prise de conscience indéniable de Kobe. Sans ses coéquipiers il n’y aura vraisemblablement pas de titre. Dès que l’angelinos a eu compris cette variable, le titre de MVP lui est tombé dans l’escarcelle !

Un titre individuel que le jeune Kobe Bryant convoitait depuis fort longtemps. Force est de constater que le vieux Kobe, lui, vise plutôt le titre collectif. Ne nous y trompons pas, Bryant veut aussi la bague pour prouver qu’il peut emmener une équipe à lui tout seul au sommet. Mais à y regarder de plus près, on doit se rendre à l’évidence : Kobe Bryant joue mieux … De mieux en mieux.

Les entraîneurs et les General Manager de la NBA ne s’y sont d’ailleurs pas trompés. A la question posée lors d’un récent sondage : qui de Kobe Bryant ou de Lebron James est aujourd’hui le meilleur ‘… la grande majorité a misé sur le Lakers ! Pourquoi ‘ La maturité et l’expérience alliées à un tir extérieur des plus fiables. Phil Jackson allant même jusqu’à avancer que Kobe shoot mieux que Jordan, himself, au même âge. Aujourd’hui le shooting guard shoot il est vrai à 47% de réussite… et pour quelqu’un qui prend 22 fois sa chance lors de 65 matchs consécutifs, on peut quand même se dire que le lascar tient bien son shoot.

Après autant d’éloges, pourquoi ne pas lui décerner une seconde fois consécutive le titre de MVP ‘ Tout simplement parce que Kobe Bryant joue aux côtés d’un certain Pau Gasol et que l’espagnol réussit une de ses meilleurs saisons et qu’il est devenu carrément indispensable aux Lakers. Avec lui, on peut même avancer qu’il est normal que les Los Angeles survolent la côte Ouest. Ses 21pts, 11rbs et 5 passes de moyenne du mois de février ont permis à son équipe d’oublier l’absence d’Andrew Bynum. Et c’est pour cette raison que Kobe a plus de chances de remporter le titre de champion que celui de MVP.

N°2 : Dwayne Wade, Miami Heat, 29.7ppg, 5.1rpg et 7.7 apg

Meilleur marqueur, deuxième intercepteur, huitième passeur de la ligue, Dwayne Wade a le vent en poupe et la faveur des suffrages. Il faut dire que le joueur du Heat est tout simplement intenable et inarrêtable cette saison. Dans la foulée de sa campagne Olympique remarquablement réussie, « Flash » ne faiblit pas ! Au contraire, il monte en puissance au fur et à mesure de la saison. 49.5% de réussite pour 21 shoots par match, on frise l’excellence !

Ajoutez à cela une activité incessante dans tous les secteurs du jeu et vous obtenez le profil idéal du MVP. D’autant que le bonhomme a réussi à faire renaître Miami de ses cendres. 15 victoires et le bonnet d’âne l’an passé, le Heat en est déjà à 35 avec une cinquième place de la conférence Est qui devrait, sauf relâchement ou blessure, leur assurer une place en Play Off.

Wade est presque l’antithèse de Bryant. Comprenez par là que si le Californien peut compter sur un effectif de qualité, le Floridien, lui, n’a pas cette chance. Certes, son équipe n’est pas dénuée de talents mais ni Shawn Marion ni Jermaine O’Neal n’ont su lui apporter le soutien nécessaire pour faire de Miami un outsider à l’Est. Micheal Beasley est trop jeune, Mario Chalmers trop tendre, Jamario Moon trop défensif et Jermaine O’Neal trop décevant. De fait, Dwayne Wade est obligé de se démener et d’en faire plus que la moyenne. Jugez par vous-même : Wade a déjà dépassé 10 fois la barre des 40 points cette saison… Sur 64 rencontres cela représente 15% des matchs ou le joueur est obligé de mettre plus de 40% de son équipe (19ème attaque avec 98.15ppg).

D’où un mois de mars d’extraterrestre : 37pts, 10 passes, 7rbds, 57% à 2pts, 53% à 3pts … j’arrête ou je continue … .3.5 interceptions et 1 contre par match !!!! Fait pas bon de jouer Wade en ce moment.

Malheureusement, cette faiblesse structurelle sera certainement la limite au couronnement du joueur. Miami reste pour le moment une équipe, certes en route pour les Play Off, mais bien faiblarde au regard de la qualité de jeu développée par les trois ténors de la conférence Est. Généralement le titre de MVP consacre à la fois la réussite individuelle et la réussite collective et à ce titre, et seulement à ce titre, Dwayne devra attendre.

N°1 Lebron James, Cleveland Cavaliers, 28.3ppg, 7.5rpg et 7.2 apg

Cette saison est SA saison ! Lebron James réussit l’exploit d’afficher des statistiques d’une rare qualité, de partager la gonfle (19.8 shoots par match soit le plus faible des 3), d’impliquer ses partenaires et de maintenir Cleveland à la tête de la conférence Est devant les champions en titre. Et tout ça, Lebron James le fait avec une équipe sans véritable deuxième star, au sens Pau Gasol ou Paul Pierce, mais avec un groupe totalement rallié à sa cause.

James est LE patron des Cavs et est en passe de ramener Cleveland une deuxième fois en finale NBA en trois saisons à seulement 25 ans. Faut-il préciser que Michael Jordan avait attendu ses 25 ans pour remporter son premier titre MVP mais ses 28 pour atteindre la finale NBA.

Lerbon James connaît ses ouailles par cœur. Il sait que ses joueurs sont à l’aise à domicile et que devant le public de Cleveland il n’a pas besoin d’aider son équipe outre mesure. Avec 25pts de moyenne à domicile, personne ne peut donner tort au leader des Cavs puisque le leader de la conférence Est totalise un impressionnant record de 28 victoires pour 1 défaite (d’où l’intérêt de conserver la 1ère place du classement en vu d’un avantage du terrain en PO).

Le 23 de Cleveland sait aussi quand monter la mayonnaise et voler au secours de son équipe. Pour preuve : ses trois récents triples doubles consécutifs, ses deux pointes à plus de 50pts lors du mois de février pour débloquer deux courtes victoires, ou encore ses trois matchs (sur 4 en 7 jours) à 41 unités.

Bref, tout est réuni pour faire de Lebron James le MVP de la saison 2008-09. Une équipe qui peut remporter la première place de la saison régulière malgré un effectif inégal, la capacité à rendre les autres meilleurs sans avoir à se mettre plus que ça en avant et des statistiques individuelles qui ne souffrent d’aucune contestation.

This Year is the Year for the choosen one, believe me !

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