Dossier NBA: Quel avenir pour les Lakers ‘

by Julien | Posted on mardi, juin 24th, 2008

Plus fort un point c’est tout

6 matchs … Voilà ce qu’il aura suffit pour mettre fin aux espoirs des Lakers. 6 rencontres pour faire oublier 71 victoires et seulement et seulement 32 défaites. En quelques mois les joueurs de Phil Jackson auront démontré qu’ils pouvaient remporter le titre mais en quelques jours ils se sont aussi rendu compte du chemin à parcourir pour y parvenir. Face à des Celtics beaucoup plus réalistes dans les moments chauds, les pourpres et or ont surtout mis en exergue leurs faiblesses défensives. Dominés dans pratiquement tous les secteurs de jeu, les coéquipiers de Kobe Bryant n’ont pas trouvé la réponse aux problèmes posés par l’équipe de Doc Rivers. Les Lakers n’ont pas été ridicules, loin de là. Ils ont simplement trouvé un adversaire plus fort qu’eux. On en est presque à se demander si la phase qualificative à l’Ouest n’a pas été trop facile à gagner. Avec 20 rencontres avant les finales, les Celtics, eux, en ont bavé pour en arrivé jusqu’à ce stade. Garnett et les siens avaient donc eu toutes sortes de problèmes tactiques à régler avant la finale. Cela peut sembler quelque peu simpliste comme explication mais jamais Doc Rivers n’a semblé mis en difficulté par les schémas tactiques de Phil Jackson. Il va donc falloir à ce dernier comprendre ce qui n’a pas fonctionné et mettre le doigt dessus afin de ne pas se casser les dents une nouvelle fois sur la Green Team.

Resigner les valeurs sûres

Dans le rayon des rendez-vous à ne pas manquer cet été, Mitch Kupcak sait qu’il devra renégocier avec trois pièces majeures de son staff. Primo trouver le meilleur terrain d’entente avec le prospect que toutes les équipes, hormis Orlando, aimeraient avoir : Andrew Bynum. La difficulté ‘ Le gros bébé n’a explosé que cette saison et a du faire banquette une bonne partie de l’année à cause d’un genou capricieux. Comment être sûr que le gentil géant va confirmer les bonnes dispositions affichées en début d’année ‘ Deux solutions : lui offrir dès maintenant le maximum sur long terme et s’assurer un big man de qualité, ce qui sous entend de prendre le risque de miser sur un joueur qui n’a eu qu’une bonne demi saison depuis ses débuts. Solution numéro deux : patienter encore un an et risquer de le voir devenir Restricted Free Agent durant l’été 2009. Risque mesuré étant donné que les Lakers auront la puissance financière pour égaler toutes propositions émanant d’une autre franchise. Bynum à déjà annoncé qu’il ne s’attendait pas forcément à avoir le maximum salarial, rassurant. Les deux autres joueurs a ne pas manquer sont Vujacic et Turiaf. Le premier a démontré toute son importance dans ces finales et ont connaît l’importance du second dans le vestiaire. Le français est, de surcroit, le petit frère de cœur de Bryant ce qui devrait faciliter les négociations.

Se débarrasser des poids lourds

Si le front office des Lakers doit garder les joueurs précédemment cités, il doit en revanche chercher à se délester de quelques joueurs encombrants. Vladimir Radmanovic a le handicap de cumuler à la fois un gros salaire et une rentabilité mesurée. Avec 7pts et 5rbds par match en finale, le shooteur a surtout démontré au combien il perdait… son shoot dans les moments importants. 39% à 2pts et 38% à 3pts pour celui qui est censé est un danger derrière la ligne à trois points …. No comment. D’autant que Radmanovic stigmatise bien les problèmes des Lakers : attaquant correct mais piètre défenseur, Paul Pierce s’est ré-ga-lé ! Validimir, OUT. Luke Walton devrait aussi lui emboiter le pas. Transparent des Play Off, premier tour excepté, l’ailier a pourtant un profil intéressant pour le style de jeu développé par le coach californien. Bon passeur, shooteur honnête, défenseur passable, il est surtout un joueur qui peut être utile en sortant du banc. Pourtant sa place est en jeu car le garçon est jeune et, comme on l’a dit, pas dénué de talent. Il pourrait donc intéresser d’autres équipes. Idem pour Chris Mihm qui paye l’arrivée de Pau Gasol et l’émergence de Bynum. L’avenir du pivot, comme celui de ses deux autres coéquipiers, s’écrit ailleurs qu’à Los Angeles.

L’énigme Odom

La grosse migraine en perspective s’appelle Lamar Odom. Il est clair que le joueur n’a pas donné ce qu’il aurait du apporter durant les Play Off. Non pas que ses 13pts et 9 rebonds de moyenne soient honteux mais, pour un joueur qui se veut être le deuxième danger d’une équipe, cela reste beaucoup trop faible. Lamar Odom pousse Pau Gasol au poste 5 alors que Phil Jackson sait que l’espagnol est d’autant plus efficace quand il peut s’écarter un peu de la peinture. 3ème problème : Une fois le retour de Bynum officiel le grand échalas devrait se voir décaler à l’aile, ses 27% de réussite à 3pts et sa relative lenteur ne seront pas gage de sécurité au moment de décider. Comment Odom pourra-t-il défendre sur les Carmelo Anthony, Tracy Mc Grady et autres Paul Pierce ‘ Pourtant on sait au combien le joueur est précieux tant son altruisme et son entente avec Gasol a fait des étincelles durant la saison.

On a d’ores et déjà annoncé les arrivées probables de Richard Jefferson, Ron Artest ou encore Mike Miller en échange de l’interieur. Quoi qu’il en soit il faudra un défenseur aux Laker ce qui exclue, à première vue l’ailier des Grizzlies et dans un second temps celui des nets. On sait aussi que Kobe aime beaucoup Artest et que Jackson a déjà eu à gérer les cas difficiles avec Dennis Rodman. Echanger et risquer de briser la dynamique entamée cette saison ou conserver le joueur et tenter le repositionnement à l’aile. Dieu seul le sait.

Avec quelques mauvaises décisions les Lakers pourraient ruiner ce qui pourrait-être une dynastie. A l’inverse si le front office a le nez creux, alors les angelinos pourraient contrarier la suprématie des Celtics.

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