Dossier NBA : Le point sur les rookies : Derrick Rose y va tout droit !

by Julien | Posted on lundi, avril 6th, 2009

1. Derrick Rose, Chicago Bulls

16.6ppg (47%, 23% à 3pts) ; 3.2rpg ; 6.2apg et 16.65 efficiency.

Pourquoi Derrick Rose sera-t-il le ROY 2009 ‘ Tout simplement car le gamin de Chicago a réussi cette saison ce que là où tous ses prédécesseurs avaient échoué avant lui. Rose a redonné aux Bulls une place en Play Off et surtout de l’espoir pour les années à venir. Derrick Rose, dans une promotion de grande qualité, est un des seuls à pouvoir se targuer d’avoir une place de titulaire indiscutable tout en jouant dans une équipe qui disputera l’après saison. Avec près de 17pts et 6 passes de moyenne, le meneur de Chicago s’est imposé comme le leader qu’il manquait à cette équipe des Bulls pétrie de talents mais sans véritable patron. Grâce à lui, un joueur comme Ben Gordon peut se consacrer uniquement à la marque. Grâce à son influence, c’est l’ensemble de l’effectif qui se trouve concerné par le ballon. En plus d’une bonne saison, le natif de Chicago a surtout redonné une crédibilité à une équipe qui s’en cherchait une depuis bien trop longtemps. Ne serait-ce pas le plus important d’ailleurs ‘ Un tel joueur pourrait, dès cet été, ramener un joueur comme Chris Bosh ou Amare Stoudemire dans les filets des Bulls et, par là même, donner une belle envergure à une équipe jeune et pleine d’avenir. Un tandem Bosh-Rose ou Stoudemire-Rose avec Ben Gordon et Luol Deng sur les ailes … On signe de suite !

2. Brook Lopez, New Jersey Nets

13ppg (53% ) ; 7.9rpg ; 1.8bpg et 17.2 efficiency

Voir Brook Lopez en seconde position pourrait vous surprendre mais tout démontre que le pivot des Nets est bel et bien l’autre satisfaction des rookies cette saison. Le jeune intérieur de New Jersey a, lui aussi, réussi une performance de taille cette année. Certes, les Nets ne disputeront pas les Play Off mais contrairement à bon nombre de ses concurrents Lopez a permis à son équipe d’y croire toute la saison et de jouer un véritable rôle de trouble-fête. Personne ne voyait cette équipe se battre pour une place en PO en début de saison, on prédisait même, moi le premier, une des dernières places à l’équipe de Vince Carter. L’émergence de Devin Harris en a décidé autrement. Mais attribuer tout le succès des Nets à son seul meneur serait injuste car, si les voisins des Knicks ont idéalement remplacé Jason Kidd, ils ont aussi enfin, trouvé la menace intérieure qui leur manquait tant. Brook Lopez a d’abord débuté sur le banc avant de mettre tout le monde d’accord et de devenir un titulaire indiscutable. Mieux, il est même devenu la troisième option offensive de Laurence Franck réussissant le peu de shoots que Carter et Harris veulent bien lui laisser. Mais Brook Lopez ne s’arrête pas là et pousse le mimétisme avec son ainé, Tim Duncan, jusqu’à être aussi présent de l’autre côté du terrain. Avec 8 rebonds par match et près de 2 contres on comprend mieux pourquoi les Nets sont une des bonnes surprises de la saison. Ne reste plus qu’au jeune pivot de New Jersey de prendre tranquillement de l’envergure afin de grappiller peu à peu la place de leader du vétéran Vince Carter afin de véritablement devenir un des intérieurs d’avenir de la NBA.

3. Russell Westbrook, Oklahoma City Thunder

15.6ppg (40% et 27% à 3pts) ; 4.8rpg ; 5.1apg et 14.64 efficiency

Même si OKC ne parvient pas à décoller, la réussite de son rookie peut donner satisfaction au front office des Thunder. Le profil de Russel Westbrook est assez rare en NBA, encore plus chez les rookies. Le meneur d’Oklahoma est ce qu’on appelle un All Around Player à la Scottie Pippen. Hybride par excellence, ce type de joueur peut apporter autant en attaque qu’en défense et peut s’adapter à plusieurs postes. Dans le cas de Westrbook, les postes 1,2 voire 3 sont autant d’options pour son coach que de possibilités pour le joueur. Capable de scorer (6 matchs à plus de 30 points cette saison), de passer (7 matchs à plus de 10 passes) et de prendre des rebonds malgré sa petite taille (4 matchs à plus de 10 rebonds), le numéro 0 des Thunder est le monsieur plus d’OKC. Seul bémol dans cette pluie de compliments : une adresse fâcheuse. Russel met à peine plus de 5 shoots sur 13 tentatives par matchs. Pippen tournait dès sa première saison à plus de 46% de réussite. Westrbook sait donc ce qu’il a à travailler cet été pour devenir un joueur majeur en NBA dès la saison prochaine.

4. OJ Mayo, Memphis Grizzlies

18.2ppg (43% et 37% à 3pts) ; 3.8rpg ; 3.2apg et 14.55 efficiency

Mayo avait les moyens d’aller chercher le titre de ROY cette saison mais les mauvais résultats de Memphis relèguent la performance du shooteur à un numéro de soliste qui ne plait guère à ceux qui décerne le titre. Aux côtés de Rudy Gay et Marc Gasol, OJ Mayo et Memphis pouvaient faire nettement mieux que ces 30% de victoires. Parti sur les chapeaux de roues dès le mois de novembre, l’arrière de Memphis a du compter avec ses coéquipiers et partager le cuir. Malgré tout, Mayo reste quand même un scoreur né et son adresse respectable, autant devant que derrière la ligne à 6.25m, laisse présager que le bonhomme luttera un jour pour d’autres titres individuels. Car cela ne fait aucun doute : OJ Mayo sera une des stars de ces prochaines années mais penchera-t-il du côté obscur comme Stephon Marbury ou du bon côté de la force comme Dwayne Wade. Pour le moment le joueur apprend les réalités de la NBA et ne doit avoir qu’une seule idée en tête la réussite collective de son équipe plutôt que celle individuelle.

5. Michael Beasley, Miami Heat

13.3ppg (46% et 37% à 3pts) ; 5rpg ; 1apg et 11.88 efficiency

Le numéro 2 de la dernière Draft ne gagnera pas le titre de ROY, la faute à une saison mi figue mi raisin. D’un côté Beasley est capable d’apporter une véritable valeur ajoutée à Miami, d’un autre il n’a jamais été capable de persuader son coach de lui laisser plus de temps de jeu pour le convaincre. Car là est le problème : Beasley ne passe que 25 minutes sur le parquet les soirs de match. Trop peu pour le 2nd pick, surtout dans une équipe qui cherche à se reconstruire et à offrir du soutien à sa star, Dwayne Wade. Ramené sur 48 minutes, les stats de Beasley sont déjà plus conformes à ce qu’on attend de lui à l’avenir. Alors où est le problème ‘ Comment Erick Spoelstra peut-il préférer des joueurs comme Jamario Moon ou Yakouba Diawara à un prospect comme Michael Beasley. Est-ce le coach qui s’entête dans son idée que son rookie doit d’abord apprendre à sortir du banc et être efficace sur 20 minutes plutôt que 40 ‘ On peut douter de la tactique tant le joueur prend une autre envergure dès lors qu’il passe la barre des 30 minutes par match. Est-ce le joueur qui s’est cru trop vite trop beau ‘ On pourrait le croire aux vues des déclarations du jeune joueur en début de saison. Beasley ne semble pas être le genre de joueur à être simple et collectif comme Westbrook ou Rose. Il semble plus individualiste et porté sur sa carrière comme Mayo. Malgré tout, le joueur a encaissé sans broncher tout la saison, ce qui est plutôt bon signe pour l’avenir. Car malgré tout Michael Beasley a tout ce qu’il faut pour réussir à atteindre la barre des 20pts et 10rbds rapidement.

Les autres classés qui auront une influence : Marc Gasol(Mem), Eric Gordon(LAC), Rudy Fernandez (Port)

Ceux d’ont on attend confirmation malgré une bonne saison : DJ Augustin (Cha), Kevin Love (Min), Jason Thompson (Sac), Mario Chalmers (Mia), Nicolas Batum (Port)

Les déceptions : Greg Oden (Port), Danilo Gallinari (NY), Joe Alexander (Mil), Jerryd Bayless (Port)

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