Dossier NBA : La Southwest Division à la loupe

by Julien | Posted on mercredi, octobre 22nd, 2008

1er – New Orleans Hornets, se positionner comme un candidat au titre

New Orleans reste la sensation de la saison dernière. Derrière son fantastique meneur, Chris Paul, les Hornets ont réalisé une très bonne campagne 2007-2008 devançant des équipes comme San Antonio, Dallas ou Houston. Les joueurs de Byron Scott se sont imposés dans une des divisions les plus relevées de la ligue. Sur 5 équipes, quatre d’entre elles sont capables d’atteindre les finales de conférences voire les finales NBA. Les Hornets se sont même payés le luxe de confirmer en Play Off en sortant en cinq manches les Mavs avant de tomber les armes à la main face à d’expérimentés Spurs en 7 rencontres. Durant l’intersaison le Front Office de New Orleans s’est attaché à conserver son groupe en l’état et à respecter le vieil adage « on ne change pas une équipe qui gagne ». Seul renfort notable, et de poids, le champion James Posey qui amène dans ses bagages l’expérience de ses deux titres NBA. Le défi de Chris Paul et David West reste aujourd’hui de confirmer. Ils savent qu’aujourd’hui, ils ne font plus office d’outsider mais bel et bien des candidats sérieux au titre et seront donc attendus chaque soir. Battre les Hornets fera partie des bonnes opérations pour chaque équipe qui arrivera à relever le défi. Reste que, si les Spurs et les Mavericks sont vieillissants et que les Rockets doivent trouver l’alchimie, ils n’en restent pas moins de redoutables adversaires qu’il faudra vaincre pour franchir un nouveau palier.

2nd – San Antonio Spurs, une année impaire mais une équipe âgée

Tous les deux ans les Spurs remportent le titre, cette année l’équipe de Tony Parker devra donc être surveillée comme le lait sur le feu. Reste que la mission rajeunissement de cet été n’a pas été vraiment couronnée de succès. Certes Brent Barry est parti du côté de Houston et le vieux sage Robert Horry semble en route vers une retraite bien méritée. Par contre Kurt Thomas (36ans), Michael Finley (34ans), Oberto et Vaughn (34ans) sont toujours dans l’effectif et plombe toujours la moyenne d’âge d’une équipe qui peine à se renouveler. Déjà que ses cadres ne sont pas de prime jeunesse (Bowen, 37ans, Duncan, 33ans et Ginobili 32ans) ! Gregg Popovich a tout intérêt à réussir son coup dès cette année. Aux rayons des arrivées, on attendait des joueurs comme Corey Magette voire Mike Pietrus. Finalement ce sont Salim Stoudemire et Roger Mason qui feront leurs débuts sous le maillot texan. Pas franchement l’idéal pour préparer l’avenir…Reste qu’à chaque fois que l’on prévoit la fin du règne Spurs, ceux-ci nous prouvent que le poids des ans n’est pas forcément une mauvaise chose. La saison dernière encore, la bande de Tim Duncan a franchi la barre des 50 victoires (56) et s’est à nouveau hissé en finale de conférence. Le big three texan va-t-il encore nous faire mentir ‘ Peut-être mais on peut décemment penser que c’est la dernière histoire que pourront écrire ces trois là si le titre n’est pas au rendez-vous. Pop devra forcément penser à se séparer d’au moins deux ou trois éléments de son cinq s’il veut attirer un gros poisson dans ses filets, et à ce petit jeu là Manu Ginobili et Bruce Bowen devraient être les premiers à se faire du mauvais sang.

3ème – Houston Rocket, Artest la pièce manquante ‘

C’est un joli coup que viennent de réaliser les Rockets ! Faire venir l’enfant terrible de la NBA sans se séparer d’éléments majeurs. Ron Artest que tout le monde voyait aux Lakers, aux Mavs voire aux Knicks débarque finalement à Houston pour former, avec Tracy McGrady et Yao Ming, un trio des plus complets. Si ces trois là évitent les blessures, malheureusement récurrentes ces dernières années, alors Houston peut sérieusement penser à se hisser vers les sommets cette saison. Il faut dire qu’Artest n’est pas n’importe qui ! Certes le joueur est dangereusement allumé et peut, en un rien de temps, semer la zizanie dans le vestiaire texan. A l’image d’un Dennis Rodman de la grande époque, Artest est ingérable mais est, aussi, un véritable facteur X. Rick Adelman, tient, en la personne de l’ancien King, un joueur qui se donne sans concession et qui saura bouger ses coéquipiers si le besoin s’en fait sentir. Les Rockets, qui se traînent une image d’équipe talentueuse mou du genou, vont apprendre ce qu’est l’intensité et, à ce titre, Ron Artest est ce qui pouvait arriver de mieux à Houston. Artest va également apporter un plus indéniable au niveau défensif. Si « RonRon » s’occupe des James, Pierce, Bryant et compagnie, T-Mac, lui aura tout le loisir de prendre à charge le scoring. A y regarder de plus près Houston a vraiment de quoi faire son trou. Un trio compétitif (Artest, McGrady, Ming), des défenseurs redoutés (Artest, Battier, Scola), des jeunes prometteurs (Head, Landry, Dorsey) … Bref, une équipe bâtie pour le succès si, encore une fois, les blessures laissent tranquilles ses tauliers (Ming, McGrady et Artest ont manqué à eux trois 74 rencontres la saison passée), seule condition pour commencer à rêver.

4ème – Dallas Mavericks, lutter contre la concurrence

Avery Johnson a été viré et Rick Carlisle engagé. Est-ce vraiment la solution aux problèmes des Mavericks ‘ On peut en douter tant l’ancien coach texan semblait compétant étant donné le style mi-défensif mi-offensif qu’il avait réussi à imposer à sa formation. Mais Mark Cuban est un homme pressé et impatient. Depuis le temps qu’il dilapide sa fortune pour les petits soins de ses poulains, le président est en droit de demander des résultats à ses hommes. Le fantasque président est un homme observateur et a pu constater, devant sa télé, que lors de finales 2008 c’est bien l’équipe qui défendait le mieux qui s’est imposée. D’où l’arrivée de Carlisle aux manettes, coach réputé pour son aversion en vers le jeu en première intention et les contre attaques à tout va. L’ancien coach des Pistons et des Pacers a toujours développé un jeu hypra fun centré sur une défense de fer et une attaque demi-terrain placée ou les systèmes de jeu sont poussés au bout des 24 secondes (sic). Ce n’est pas demain la veille que les fans des Mavs vont se lever de leurs sièges. Ennuyant peut-être mais la méthode a fait ses preuves. Reste à persuader des joueurs plutôt portés vers l’attaque (Kidd, Terry, Nowitzki) de défendre encore un peu plus. On aimerait se dire que Dallas joue sa dernière carte mais beaucoup pense que l’équipe de Cuban a grillé son ultime chance lors de la défaite en finale de 2006 face aux Heat de Miami. Dirk Nowitzki ne pourra emmener seul son équipe vers le titre et sa fâcheuse tendance à rater les matchs importants pourrait même, à terme, lui valoir un billet vers une nouvelle franchise. On l’a dit Cuban est un homme pressé.

5ème – Memphis Grizzlies, des prospects en veux-tu en voilà !

A Memphis on a fait table rase du passé la saison dernière en se séparant dans un premier temps de Pau Gasol et dans un second temps de Mike Miller. Désormais les cadres se nomment Rudy Gay et OJ Mayo respectivement 22 et 21 ans. Jeunes mais terriblement prometteurs ! Le premier reste sur une saison très solide pour son jeune âge. Avec 20ppg et 6rpg, Gay s’est imposé de lui-même comme le leader des jeunes Grizzlies. Le second est un rookie que tout le monde attend. Scoreur patenté, Mayo peut soit devenir un Chauncey Billups soit un Stephon Marbury … avec tout ce que ça comporte. Autour de ces deux là on construit avec des jeunes et encore des jeunes : Mike Conley, meneur talentueux dont on attend plus cette saison, Marc Gasol, plus talentueux que son frère paraît-il, Hakim Warrick ou encore Darell Arthur. Tout ce petit monde ne devrait bien évidemment pas se qualifier pour les Play Off mais le seuil des 30 victoires est largement faisable. Faible, peut-être, mais avec 22 succès l’an passé, une progression d’une dizaine de victoires supplémentaires serait un gage de confiance pour l’avenir. D’autant qu’au terme de cette saison 2008-09 les Grizzlies seront, sans doute, à nouveau sur les rangs d’un nouveau prospect à la Draft et espérerons secrètement un destin à l’image des Trailblazers de Portland, désormais référence en la matière.

NBA Preview Saison 2008-2009:
NBA Atlantic Division à la loupe
NBA Central Division à la loupe
NBA Southeast Division à la loupe
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NBA Pacific Division à la loupe
NBA Southwest Division à la loupe

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