Dossier NBA: Jason Kidd – A little bit of magic

by Julien | Posted on lundi, février 18th, 2008

Playmaker devant l’eternel

Dès son arrivée en NBA, le jeune meneur californien montre toute l’étendue de son talent dans une équipe de Dallas en quête de victoires. A cette époque, les Mavericks ne sont que l’ombre de ce qu’ils sont aujourd’hui et le front office de la franchise texane tente désespérément de trouver les solutions pour relancer la machine. Drafté en 2nd position en 1994 derrière Glenn Robinson mais devant Grant Hill, J-Kidd va rejoindre Jamal Mashburn (4ème Pick 1993) et Jim Jackson (4ème Pick 1992) pour former une des lignes arrières les plus excitantes de la NBA depuis le fameux Run TMC formé à l’époque par les Warriors Tim Hardaway, Mitch Richmond et Chris Mullin. Pour son année rookie, Jason Kidd signe une ligne de stats très concluante avec 12 points, 8 passes et 5 rebonds, ce qui lui vaudra d’ailleurs le titre de Rookie de l’année avec Grant Hill. Seul « hic » : une adresse défaillante qui le suivra tout au long de sa carrière. En trois années avec Dallas, Kidd va superbement mener la barque Mavericks avec 13 points, 9 passes et 5 rebonds de moyenne, mais son entente avec les deux autres jeunes stars n’est pas au rendez-vous et les résultats ne décollent pas comme prévu. Dans sa troisième saison, Kidd est transféré aux Suns pour Michael FInley, le propriétaire des Mavs préférant miser sur Jamal Mashburn que sur son meneur ou sur Jackson lui aussi transféré (Nets).

Kidd va alors connaître avec les Suns ses meilleurs résultats sur le plan individuel puisqu’en 5 saisons il va mener Phoenix avec des stats de « All around player » : 14 points, 10 passes et 6 rebonds et une adresse retrouvée. Sur chacune de ses saisons en Arizona, le meneur va conduire son équipe en Play Off mais chacune de ses campagnes seront sanctionnées d’une élimination au premier tour. Cruelle désillusion pour un joueur qui ne parvient pas à allier ses performances individuelles à celles collectives. Comme toute bonne franchise qui se respecte, les Suns vont remettre en question les capacités de leur leader à les emmener vers le graal. Kidd est donc une nouvelle fois transféré vers une autre franchise. Cette fois ci la monnaie d’échange est Stephon Marbury et cette fois- ci les Suns vont commettre une énorme erreur. Car si l’explosion de Finley aux Mavs a été compensée par les bonnes performances de Kidd sous le maillot des Suns, celles de Kidd dans le New Jersey ne le sera en rien par les piètres performances de Marbury dans l’Arizona ! Phoenix aura au moins appris dans ce trade ce que signifie le mot « leader » et on peut même avancer que l’arrivée de Steve Nash quelques années plus tard est le fruit de cet enseignement.

L’apogée Nets

Si sa période Suns a vu Kidd s’imposer dans l’élite du basket mondial sur un plan personnel, son époque New Jersey Nets va le couronner définitivement comme l’un des meilleurs leaders de la ligue. Interrogation écrite, tout le monde prend un crayon et une page blanche : comment reconnaît-on une star d’une méga star ‘ Ses contrats publicitaires ‘ Faux ! Sa capacité à rendre les autres meilleurs ‘ Correcte ! Quand l’ex meneur des Suns arrive dans le New Jersey, les Nets sont une équipe moribonde qui oscille entre le moyen et le carrément médiocre ! Kidd va emmener les Nets, dès sa première saison, vers le record de victoires de la franchise (52-30, soit 26 victoires en plus que sous l’ère Marbury) et vers deux finales consécutives. Sous son égide, et comme chez les Suns, Kidd va emmener les Nets vers autant de Play-Offs que de saisons jouées. Grâce à lui des joueurs comme Kenyon Martin ou Richard Jefferson vont se révéler au grand public et vont bénéficier du sens inouï du collectif de Mister Jason « triple double » Kidd.

Pourtant, aussi bon soient les résultats des voisins de la Big Apple, Kidd n’arrive toujours pas à remporter la bague dont il rêve depuis trop longtemps. Sa vie privée tourne aux faits divers, un soir de févier 2001, quand il s’en prend violemment à sa femme sous l’effet de l’alcool. Divorcé depuis, Jason a vu son image de marque entachée par cette fâcheuse tendance à baffer la gente féminine quand celle-ci lui résiste. J-Kidd n’en reste pas un moins un des plus fantastiques basketteurs de la ligue capable de réaliser la saison passée sa meilleure saison avec 13 points, 9 passes et 8 rebonds en 80 rencontres et ceci avec 34 printemps au compteur !

It’s Time to win

C’est d’ailleurs là ou le bas blesse ! A bientôt 35 ans, J-Kidd n’a plus beaucoup d’années devant lui et le parcours de Nets depuis deux saisons lui confirme que ce n’est sûrement pas avec cette équipe qu’il va gagner un titre. La saison dernière un deal était tout proche d’être conclu avec les Lakers mais la volonté des Californiens de garder le jeune Andrew Bynum (et aujourd’hui on comprend pourquoi) va bloquer l’arrivée du meneur. Dommage, tant tout le monde est persuadé que Los Angeles était l’équipe rêvée pour un joueur comme Kidd. Avec lui, le showtime et les passes aveugles, perdues avec le départ de Magic Johnson, auraient ressurgi et auraient permis aux Lakers de concurrencer les meilleures équipes. Malgré toute la pression effectuée par Kobe Bryant, Kidd ne rejoindra pas L.A et devra patienter jusqu’à la saison 2007-2008 pour voir les choses bouger.

C’est finalement Dallas qui s’est manifesté et qui a proposé récemment un package de joueurs en fin de contrat, accepté par les Nets, pour le meneur. Boucle bouclée ‘ Pas forcément car encore une fois il y a un nœud dans la corde qui relie Kidd à un « contender ». Cette fois ci c’est Devean Goerges qui refuse son transfert vers New Jersey et qui bloque par la même occasion l’arrivée de Kidd dans sa nouvelle équipe. Si la saison dernière la situation avec les Lakers paraissait difficile à solutionner, cette fois ci on doute que Georges ait les ressources mentales nécessaires pour supporter la pression des fans et de ses coéquipiers qui s’unissent d’une seule et même voix pour récupérer le meneur des Nets.

Alors Kidd un Mavs ‘ Peut-être… A moins que les Lakers ne rentrent une nouvelle fois dans la danse et propose Lamar Odom et Jordan Farmar contre J-Kidd ! Impossible ‘ Tout le monde voyait Gasol aux Bulls, non ‘ Quoiqu’il en soit que Kidd soit associé à Gasol et Bryant, Nowitzki et Howard voire Carter et Jefferson, il apportera quoiqu’il arrive toujours un peu de magie à ce jeu !

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