Dossier NBA: D-Wade, le tournant

by Julien | Posted on mardi, mai 12th, 2009

One of the best

Tout le monde le sait, si Lebron a remporté le titre de MVP de la saison, Kobe Bryant et Dwayne Wade auraient pu en faire de même. Les trois hommes auront livré une telle bataille que jamais les avis n’auront été autant partagés. Dans le prolongement de sa campagne Olympique, ou toute sa classe a explosé aux yeux de millions d’amateurs de basketball, D-Wade a enchainé une saison de haute volée sous le maillot du Heat. La tâche étant des plus compliquées tant la médiocrité de son équipe avait marqué les esprits l’année dernière. Pensez donc, seulement 15 victoires pour une équipe qui se relevait à peine d’un titre NBA.

Shaquille O’Neal envolé, Dwayne Wade semble, à l’orée de la saison 2008-09, bien seul pour diriger le navire. D’autant que les lieutenants censés l’aider dans sa mission s’avèrent bien décevants. Tour à tour, Shawn Marion, Michael Beasley et Jermaine O’Neal démontrèrent à leur franchise player qu’il serait le seul à pouvoir changer la donne. Ce que fit Wade et avec classe s’il vous plait. Meilleur marqueur de la saison régulière avec 30.2ppg, Flash a pris le soin d’y ajouter 5rpg, 7.5apg, 2.2 interceptions et 1.2 contres. Le tout au bout d’un marathon de 79 rencontres disputées, dont 43 remportées, qui amèneront Miami en Play Off. Bref, Dwayne Wade a démontré à tous ses détracteurs, qu’en plus de tenir son équipe à bout de bras, il était capable de le faire sur une saison complète, post-season comprise.

Miami a besoin de son joueur et, contrairement à un Kobe Bryant, le Heat a besoin que Wade score pour gagner. Sur les 43 victoires, le n°3 tourne à plus de 32ppg. Sur les 37 défaites sa moyenne chute à 27.8pts. Une ligne statistique qui prouve à nouveau l’isolement du joueur dans son équipe. Sur la saison, Play Off inclus, Wade a franchi 14 fois (!!) la barre des 40 points dont 3 pointes à plus de 50 points et une à 48 … le tout généralement à 50% de réussite. A 18 reprises le shooting guard aura distribué plus de 10 passes décisives faute de meneur crédible à ses côtés (Mario Chalmers, meneur en titre, n’a passé cette barre symbolique qu’à deux reprises).

Dwayne Wade peut être fier de sa saison mais peut-il objectivement rêver d’un avenir titré à Miami ‘

Chicago dans la peau

Dwayne Wade, tout comme Chris Bosh et Lebron James pour ne citer qu’eux, sera libre à l’été 2010. Voilà qui laisse une saison pour persuader le n°3 de prolonger l’aventure avec l’équipe floridienne. Trop risqué pour Pat Riley qui compte bien garder son joyau à la maison, conscient d’avoir dans ses rangs un « futur Hall Of Famer ». Pour cela, le vieux renard compte faire prolonger sa star dès cet été et pouvoir ainsi se pencher sereinement sur la course aux free agents l’été prochain.

Malheureusement pour lui Wade devrait lui rendre la tache plus ardue que prévue et lui donner quelques migraines dans les jours à venir. Poliment mais de manière assez inattendue Dwayne a balancé, l’air de rien, qu’il n’avait pas réfléchi pour le moment à son contrat. Bluff ou insouciance ‘ Un joueur de sa trempe a forcément une idée sur l’orientation qu’il veut donner à sa carrière. Dire qu’il n’y a pas réfléchi ne trompe personne et met d’entrée la pression sur son gominé de patron.

Pourquoi attendre 2010 pour être actif alors qu’il y a certainement des coups à faire dès cet été ‘ Notamment d’un point de vue des Power Foward : Chris Bosh et Amare Stoudemire sont annoncés un peu partout : Chicago, New York, Detroit, New Orleans … et pourquoi pas Miami ‘ En la personne de Michael Beasley, le Heat possède un joueur, certes encore un peu court pour faire des grosses perfs sur une saison, avec un potentiel indéniable. Ses trois derniers matchs contre les Hawks ont montré, en l’absence de Jermaine O’Neal, qu’il pouvait tenir le choc si on lui accordait un minimum de confiance. Une équipe comme Phoenix, dans son optique de reconstruction, pourrait voir d’un bon œil l’arrivée d’un bleu comme lui et le mettre directement en couveuse sous les ordres du vieux Shaq.

Dès lors, Dwayne Wade verrait d’un autre œil son avenir à Miami. Ajoutez-y un meneur sous-estimé en manque de temps de jeu comme Kirk Hinrich ou en fin de contrat comme Kidd ou Bibby et Miami prend de suite une toute autre allure. Ignorer le chant des sirènes reviendrait à proposer à Wade de patienter encore une saison avec la possibilité de voir tous ces joueurs s’engager avec d’autres équipes en reconstruction. Choisir cette option équivaudrait à prendre le risque de voir Dwayne Wade lui-même s’envoler pour une autre aventure.

On le sait, Flash est un enfant de Chicago et comme tous les gamins qui y ont grandi, Wade respire Chicago, vit Chicago et rêve de Chicago. Tant que les Bulls se perdaient dans les querelles internes et les mauvais choix de joueurs, Pat Riley n’avait aucun souci à se faire. Mais depuis cette saison un autre kid de Chicago Town a fait son retour en ville : Derrick Rose. Le résultat est probant et les déflagrations immédiates. Les baby Bulls version Rose ont du cœur et de l’avenir … à peu près tout ce qui manque à Miami.

Rien ne nous dit que Wade désire rejoindre Chicago mais il a toujours clamé que si l’occasion se présentait de porter un jour la tunique qui l’a fait rêver pendant son enfance alors le joueur n’hésiterait sûrement pas. D’autant que Chicago a l’avantage d’avoir des contrat de joueurs comme ceux de Tim Thomas, Jérôme James ou Brad Miller qui coûtent cher MAIS qui s’achèveront à l’été prochain. De quoi signer Wade mais pas seulement …

Bref Riley et Wade sont partis pour un poker qui devrait se jouer en plusieurs mains. La première a définitivement été remportée par le joueur … Mais Riley a plus d’un as dans sa manche.

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