Dossier NBA : Ces équipes qui ont déçu

by Julien | Posted on mardi, mars 31st, 2009

Ces équipes que l’on attendait voir jouer le titre

A l’instar du Miami Heat de la saison passée, qui aurait du lutter pour le titre et qui finalement chutât inexorablement à la dernière place du classement général avec quinze petites victoires, certaines franchises ne répondent pas aux attentes de leurs propriétaires. La particularité de ces équipes est de compter dans ses rangs au moins deux All Stars, voire plus, et d’être incapable de mettre un pied devant l’autre.

A l’Est, Detroit, qui restait sur un titre en 2004, une finale en 2005 et trois finales de conférence consécutives (2006, 2007 et 2008), soit une régularité impressionnante à ce niveau, lutte actuellement pour disputer les Play Off. Joe Dumars, qui nous avait habitué à un management tout en finesse et continuité, avait annoncé en fin de saison dernière que tous ses joueurs étaient transférables. L’objectif de l’ancienne gloire de la Motown City était, bien évidemment, de ramener du sang frais dans la maison Pistons et de renouveler une aventure qui lui semblait en fin de vie. Ce qui nous semble plus surprenant fut le choix de transférer le cœur de l’équipe : Chauncey Billups. « Mister Big Shot », bien que peu en verve en début de saison, fut rapidement échangé contre Allen Iverson. Début des complications pour les Pistons puisque depuis ce changement , Detroit perd plus qu’il ne gagne. Mettre les mauvais résultats de l’équipe de Michael Curry sur les épaules de ce pauvre Iverson semble quelque peu sévère. Un coach perdu, des joueurs usés, des jeunes espoirs qui peinent à s’imposer … Bref les Pistons sont en fin de vie et Joe Dumars devrait accélérer la reconstruction de la maison. Sheed et Iverson vivent certainement leurs dernières heures sous le maillot bleu et de nouvelles têtes devraient rapidement faire leur apparition. Detroit jouit encore d’une bonne cote de popularité auprès des jeunes stars comme Amare Stoudemire ou encore Chris Bosh. La mauvaise saison ne devrait être qu’une transition.

Dallas est un peu dans le même cas de figure. Depuis sa défaite en finale face au Heat de Miami, les Mavs ont, semble-t-il, toujours la gueule de bois. L’arrivée de Kidd la saison passée n’a rien changé, au contraire. Le vétéran (9ppg, 8apg et 7rpg) n’apporte pas le brin de folie nécessaire. Comble de l’ironie, Devin Harris, parti dans l’échange avec l’ancien Nets, explose à New Jersey (22ppg, 7apg et 3rpg). Dallas a connu un début de saison assez catastrophique avec seulement 3 victoires sur leurs 12 premiers matchs. Une saison est, certes, longue en NBA mais prendre du retard dès le départ oblige une débauche d’énergie supplémentaire. Contrairement aux Spurs qui, eux, ont réussi à revenir dans la course, les Mavs ont cravaché toute la saison pour retrouver leur basket. Un malheur n’arrivant jamais seul, Josh Howard a trouvé le moyen de péter les plombs, Mark Cuban s’est cru malin de virer Avery Johnson pour embaucher un des coachs les plus défensifs de la ligue, Rick Carlisle qui lui n’a rien trouvé de mieux que d’échanger son seul joueur au potentiel défensif intéressant (Desagana Diop) pour deux inconnus. Et le grand Dirk dans tout ça ‘ Et bien, l’allemand fait encore une grosse saison (25ppg, 8rpg et 2apg) mais semble avoir bien du mal à motiver tout son petit monde. Malheureusement pour lui, la question de son leadership devrait rapidement revenir sur la table. Car si Dallas est bien parti pour participer au Play Off, on doute que Cuban goûte à une simple figuration de son équipe.

Si les Mavs prennent part à la seconde partie du championnat, celle des cadors, cela voudra dire qu’ils auront réussi à laisser derrière eux une autre équipe promis à un bel avenir : les Suns de Phoenix. Comment une équipe, qui compte dans ses rangs des joueurs du calibre de Steve Nash, Grant Hill, Shaquille O’Neal, Amare Stoudemire et Jason Richardson peut-elle échouer aux portes des Play Off. Comment une équipe qui, l’an dernier encore, enflammait carrément les parquets avec un jeu offensif à montrer dans les écoles, peut-elle galérer à ce point à trouver une cohésion. L’âge avancé de ses cadres ne semblent pas être la raison de cet énorme gâchis. Même si Nash a baissé un peu le pied, ses 15pts et 10 passes par match font toujours de lui un des meilleurs meneurs de la ligue. O’Neal affiche, lui, une forme rayonnante et joue un basket qu’on ne lui avait plus vu pratiquer depuis fort longtemps. Hill, le dernier des trois mohicans, reste sobre et efficace et sait faire grimper la machine quand il le faut. Le départ du guru D’Antoni semble bel et bien la raison du choc. Terry Porter, aussi compétent soit-il, n’a jamais réussi à mettre sa patte sur une équipe construite pour courir. Son jeu demi-terrain à base de systèmes bien léchés laissant peu de place à l’improvisation, chère à Steve Nash, n’a trouvé que peu d’écho. Seul O’Neal a semblé retrouver des couleurs dans ce schéma. Résultat Steve Kerr, dont la reconversion en GM est de plus en plus remise en question, a du se résoudre à se séparer de son technicien. Depuis la prise en main d’Alvin Gentry les Suns cumulent 12 victoires pour 21 rencontres (57% de succès). Sous Porter, le bilan se dresse à 28 victoires pour 51 matchs (54%). Bref, Phoenix court à nouveau mais ne gagne pas plus. Les Suns, comme Detroit et Dallas, sont donc condamnés à de profonds changements. Qui de Shaq, Nash ou Stoudemire va faire ses valises ‘ Pourquoi pas les trois ‘

Ces équipes qu’on attendait au moins en Play Offs

Dans le rôle du Heat de Miami version 2008-09, j’ai nommé les Wizards de Washington. Qualifié pour les Play Off depuis 3 saisons de suite, l’équipe de la capitale devrait, sans grosses surprises, terminer bon dernier de sa conférence et passer, dans la douleur, le cap des 20 victoires. Au rayon de l’inexplicable, les Wiz’ n’ont remporté qu’une seule victoire des 15 confrontations directes qui les ont opposés aux autres équipes de leur division. Une division qui compte quand même Charlotte et Miami, soit deux équipes à priori, « prenable ». Alors, bien sûr, on pourra toujours avancer que l’absence de Gilbert Arenas, pour la deuxième saison consécutive, a considérablement plombé les ambitions de Washington. Mais en contre partie, on peut aussi avancer qu’avec Caron Butler (20ppg, 6rpg et 4apg) et Antawn Jamison (22ppg, 9rpg et 2apg), les Wizards avaient de quoi faire mieux que cette place de lanterne rouge. La blessure d’Arenas n’avait, d’ailleurs, pas empêché Washington de se qualifier pour les Play Off l’an passé. Reste donc à l’ancienne équipe de Michael Jordan à bosser son scouting afin de sélectionner une perle à la Draft. Avec un All Star à la mène, un à l’aile et un autre dans la raquette, un bon pivot pourrait propulser Washington d’une extrême à l’autre.

En perdant Elton Brand et Corey Magette, les Clippers étaient contraints d’être très actifs sur le marché des transferts. Mission accomplie, puisqu’avec les arrivées de Baron Davis, Marcus Camby, Zach Randolph, Los Angeles pouvait aligner une équipe véritablement compétitive. Pour compléter ce collectif, les Californiens avaient en plus le luxe de pouvoir s’appuyer sur des prospects prometteurs : Thornton et Gordon en tête. Résultats des courses : 18 victoires et 55 défaites à l’heure où j’écris ces lignes. La principale erreur des Los Angeles ‘ Avoir fait signer Mike Dunleavy comme coach et GM. Du coup, impossible de virer le technicien et pourtant il mérite. Dunleavy a construit son équipe autour de 5 pivots dont 3 potentiels All Star et un jeune rookie plein de talent. DeAndre Jordan, auteur de prestations vraiment solides, voit son temps de jeu varier en fonction des humeurs de son coach. A titre d’exemple, sur les 4 matchs où le jeune pivot a joué plus de 35 minutes, il cumule 13pts et 14rbds de moyenne. Mais comment faire jouer ce grand gaillard devant Camby, Randolph ou Kaman ‘ Dunleavy a aussi mis un bout de temps avant de découvrir qu’Eric Gordon était de la race des grands et de lui faire confiance au poste de shooting guard. Autre vrai problème : la non saison de Baron Davis. L’ancien Warrior inscrit 7pts de moins que l’an dernier (15ppg pour 22ppg en 2007-08) et son pourcentage de réussite a chuté de 43% à 37%. Le retour aux bercails de l’enfant chéri se fait dans la douleur et pourrait même s’achever rapidement. D’autant qu’en cette fin de saison, un autre phénomène pointe le bout de son nez : Mike Taylor. Rookie et meneur de son état, le petit bonhomme vient d’aligner 35pts, 8rbds et 3 passes contre New York et 23pts, 3rbds et 3 passes contre San Antonio. Peut-être un feu de paille mais quand même rassurant pour l’avenir. Avec Taylor, Gordon, Thornton et Jordan, les Clips n’ont plus qu’à drafter un power foward de talent et Los Angeles pourra aligner une équipe de gamins aux dents acérées.

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