Dossier NBA: Boston vs. Los Angeles – La finale attendue

by Julien | Posted on jeudi, juin 5th, 2008

Meneurs : Match Nul > 1-1

Derek Fisher et Jordan Farmar d’un côté, Rajon Rondo et Sam Cassel de l’autre. Un ancien et un jeune de chaque côté, le vétéran titulaire pour les californiens et la jeunesse aux commandes du côté du garden. A priori, le point faible de chacune des deux équipes sans être non plus un réel handicap, tant Fisher et Rondo sont capables de hausser leur niveau de jeu sur un match. Du côté Lakers : prime à l’adresse où les deux meneurs sont tous deux reconnus comme de véritables gâchettes derrière la ligne à 3pts (40% pour Fish’ et 41% pour Farmar). Côté Celtics : prime aux playmaker, Rondo a tellement de shooteurs à ses côtés qu’il n’est pas utile qu’il se fatigue à tirer son épingle du jeu de ce côté. Quand à Cassel, malgré des Play Off très décevants vu son standing, il reste encore capable de bluffer tout son monde sur quelques minutes. En bref, les deux équipes devraient se neutraliser de ce côté même si la forme descendante du chinois laisse penser que les Californiens détiennent un léger avantage compte tenu de la montée en puissance de Farmar et de l’expérience de Fisher.

Arrière : MVP ! 2 -1 pour les Lakers

Au poste d’arrière, la comparaison est difficile à tenir pour mister élégance Ray Allen. Bien que l’animal semble de mieux en mieux jouer au cours de ces Play Off (17ppg sur la série face aux pistons), l’adversaire en question n’est autre que le MVP en titre. Un titre que Kobe Bryant ne doit à personne compte tenu des prestations de très haute volée qu’il enquille depuis le début des phases finales. 32ppg, 6rpg et 6apg … se permettant même de tourner à 53% de réussite sur les finales de conférences alors que son chien de garde se nommait Bruce Bowen. Nul doute que sur des finales, le bon KB24 va vouloir briller et montrer à tous ses détracteurs sa capacité à monter ses angelinos sur la plus haute marche. Dans tous les cas, le duel entre ces deux pur-sang devrait valoir le détour et nous réserver quelques belles images. On s’en régale d’avance !

Ailiers : Pierce sans contestations possibles > 2-2

Si Kobe possède un léger avantage sur son concurrent des Verts et Blancs, Pierce, lui, dispose carrément d’une classe d’avance. Paul Pierce est le deuxième meilleur marqueur des Celtics et le porte drapeau de la franchise. Voilà 10 saisons que l’ailier s’époumone pour prouver que Boston n’est pas mort et, à l’instar, d’un Bryant, il ne ratera pas l’occasion de redonner un peu de brillant à sa franchise en y accrochant une 17ème bannière au plafond du Garden. Ce n’est pas la faible résistance que pourront lui opposer Radmanovic et Walton qui l’en empêchera. Radmanovic reste irrégulier et a perdu son shoot à 3pts lors des finales de conférence et Walton semble, jour après jour, perdre la confiance de son coach. Trevor Ariza peut être un factor X si santé le laisse tranquille. Sa défense pourrait embêter Pierce dans sa conquête… l’embêter pas l’arrêter !

Ailiers Fort : Garnett semble trop fort > 2-3 pour les Celtics

Garnett n’a pas changé de crèmerie pour faire de la figuration et ses stats en Play Off prouvent à quel point The Big Ticket fait partie des grands. Si Lamar Odom peut carrément s’imposer comme le lieutenant de Kobe dans ses bons jours, ses mauvais laissent des sueurs froides au staff des Lakers. De ce point de vue, on peut penser que Garnett devrait facilement prendre le dessus sur son opposant et le limiter à un rôle de rebondeur. Kevin le psychopathe a mangé AL Horford, concassé Big Ben Wallace et mis Rasheed Wallace sur la liste des transferts. En somme, si Odom parvient à faire son taff, les Lakers peuvent s’en sortir mais Phil Jackson sait, d’ores et déjà, que Garnett sera l’équation à résoudre pour bloquer les Celtics.

Pivots : Gasol trop intelligent pour Perkins > 3-3 balle au centre

Une des solutions pour le Zen Master pourrait être de faire passer Gasol sur Garnett à moins qu’il laisse son espagnol, véritable symbol du renouveau Lakers, malmené le trop lourd Kendrick Perkins. Même si Pau semble en légère baisse à chaque fois que l’opposition se révèle plus talentueuse, le bulldozer Perkins ne devrait pas empêcher l’ancien Grizzlis de faire son trou dans la défense des Celtics. La grande force de Gasol reste son intelligence et sa capacité à trouver les partenaires démarqués quand il ne peut faire la différence par lui-même. Les tours précédents ont même mis en évidente une complicité grandissante dans le jeu entre Odom, Bryant et lui… de mauvaise augure pour Doc Rivers.

Coach : 9 titres à 0 > 4-3 pour les Lakers

Phil Jackson n’a perdu qu’une seule finale NBA sur 10 et à cette époque, c’était lui qui possédait les galactiques dans son équipe. Les O’neal, Bryant, Payton et Malone n’avaient pas tenu la comparaison face au jeu sans fioritures des Pistons et leur jeu collectif. Cette saison, les galactiques sont du côté Celtics mais Pierce, Garnett et Allen ont de suite trouvé leurs marques et leurs automatismes, une redite est donc peu évidente. Quoi qu’il en soit, le Zen Master a réussi à faire du Jackson avec cette génération de Lakers : Une Star, deux lieutenants et des tonnes de rôles players qui se plient à merveille au triangle. De l’europe mélangée à l’oncle Sam comme à la bonne vieille époque de Kukoc et Jordan. Doc Rivers, lui, a parfaitement géré ses egos et rempli son contrat : emmener les Celtics aux finales. Maintenant aux prises, les deux entraîneurs vont devoir trouver les failles dans les dispositifs tactiques qu’ils se proposeront l’un à l’autre. L’expérience et le palmarès du plus ancien nous laissent penser qu’il devrait prendre le dessus sur son concurrent.

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