Do you feel the Heat ‘

by Julien | Posted on lundi, juillet 12th, 2010

Rien ne sert de courir’

Deux ans, deux longues années d’attente et d’espoir pour ça ! Deux saisons à voir son équipe perdre pour espérer revivre à l’été 2010 et prier pour que Lebron James fasse de leur franchise un favori pour le titre. New Jersey et New York ont mis deux saisons à saborder leurs équipes respectives, à faire le vide quitte à toucher le fond pour amasser le maximum d’argent. Les dirigeants de ces deux fantômes de la NBA ont juste sous estimé un détail qui aujourd’hui prend tout son sens : l’envie de gagner de James. Rejoindre une équipe où le roster ressemble à une équipe de Pro B n’a aucun intérêt pour le double MVP. Certes New York est une équipe à la hauteur du personnage, certes Jay Z est un des proches de James, mais à la fin d’une carrière ces deux arguments n’auraient pas pesé lourd dans la balance en cas d’échec.

A ce titre New Jersey est clairement le perdant de cette intersaison, le looser par excellence même. Persuadé d’avoir été assez mauvais pour récupérer le 1er choix de la draft, première pierre de l’édifice, les Nets ont commencé par voir John Wall filer à Washington pour ne récupérer que Derrick Favors, prospect qui devra attendre quelques années avant de s’imposer. La suite du calvaire les verra progressivement chuter du statut de favori des free agent à celui de dernière roue du carrosse, Chicago, Miami et même New York ayant clairement les faveurs des joueurs. Aujourd’hui les Nets ont de l’argent, beaucoup d’argent, mais leur cibles se nomment désormais Tyrus Thomas, Johan Petro (si, si) ou Travis Outlaw. Autant dire qu’Avery Johnson va devoir se muer en magicien pour emmener une telle équipe en Play Off.

Pour New York la chute est moins lourde mais le choix du Big Three (Wade, Bosh et James) de ne pas rejoindre ce qui pouvait être un des plus beaux défis de la saison à venir est significatif. New York ne fait plus rêver ! Les Knicks font désormais partie des équipes de seconde zone et ça fait très mal pour tous les puristes de la NBA. Qu’il est loin le temps des Pat Ewing et John Starks. Une époque où New York avait une vraie équipe, un projet, une certaine idée du basket. Depuis le départ de Pat Riley (tiens, tiens), la grosse pomme navigue à vue et enchaîne les mauvais choix. Le dernier en date est donc d’avoir cru que la renommée de NYC suffirait ‘ Pourtant les Knicks aurait pu être un choix judicieux pour James. A New York il n’y pas l’ombre de Jordan, il y aurait été « THE MAN », son charisme aurait suffit à attirer d’autres free agent de talent et, en cas de succès, ramener le titre au Madison Square Garden aurait définitivement inscrit son nom parmi les plus grandes légendes du jeu. Mais Lebron a pris la direction de Miami et New York va devoir construire autour d’Amare Stoudemire. L’ancien Sun a cru, à tort, que sa signature suffirait à faire venir d’autres joueurs. Mais n’est pas Dwayne Wade qui veut et Stoudemire vient de faire le choix du billet vert plutôt que celui des succès sportifs. Quand bien même Tony Parker venait à le rejoindre l’été prochain, Amare ne fera que retrouver une situation semblable à celle des Suns : un bon meneur, des shoots à trois points et une élimination en Play Off synonyme de frustration au final.

Troisième et dernier perdant : Cleveland bien entendu. Les Cavs vivaient dans un rêve depuis 7 ans. Ils avaient leur Michael Jordan à eux et plus personne n’osait railler cette équipe si longtemps maltraitée par l’ancien Bull. Beaucoup en avait même fait le favori pour le titre 2010 mais les Celtics en ont décidé autrement. Les fans savaient aussi très bien que cette parenthèse enchantée ne tenait que par l’amour, véritable, que porte James à sa région natale. Cleveland a tenté, a construit autour de sa star, a joué et gagné beaucoup de matchs mais, malheureusement, n’a pas remporté de titre. James a choisi de donner une autre voie à sa carrière, inattendue et risquée mais pas forcément incompréhensible. Lebron aura donné 7 ans de sa vie aux Cavs, il les aura emmené en finale et érigé au rang de leader. Respect. Une notion que ne semble pas connaître Dan Gilbert qui s’est, dès la décision de James annoncée, répandu de manière très peu élégante sur son ancien joueur. Un mauvais perdant qui ne mérite pas un tel joueur. David Aldridge, analyste NBA, comparait les Cavs 2010 aux Magics 96. Shaq aux Lakers, le Magic d’Orlando s’est retrouvé dés’uvré et a plongé dans une longue déprime. Byron Scott rêvait sûrement d’une autre issue. Celui qui se voyait coacher les Lakers se retrouve sur le banc de Cleveland à mener une équipe dont le leader sera, le pauvre, Antawn Jamison.

Seule la victoire compte

Miami dispose sans doute du trio le plus talentueux de l’histoire de la NBA. Reste maintenant à jouer et surtout à gagner car dorénavant le Heat est l’équipe à battre et nul doute que chaque équipe se fera un malin plaisir à détruire les plans de Pat Riley. Si l’équipe floridienne est très douée question marketing et communication, il n’en reste pas moins que tout le strass et les paillettes déployées depuis quelques jours ne feront pas gagner Miami. Peu de réactions depuis la signature du Big Three, mais les autres franchises regardent, prennent des notes et donnent rendez-vous à cette équipe qui annonce déjà qu’elle a été créée pour gagner. D’autres s’y sont cassés les dents, Houston 97 et 99, Los Angeles 2004. Certains ont réussi comme les Bulls ou plus récemment les Celtics. On misera sur l’intelligence du nouveau trio et sur leur capacité à faire jouer les autres pour conclure que cette équipe ne peut que gagner. On en rêvait Pat Riley l’a fait : réunir trois des meilleurs joueurs de la nouvelle génération sous le même maillot pour ce qui sera peut-être une des plus belle équipe de l’histoire ‘

Que demande le peuple ‘

Chicago n’aura pas cette chance. Pourtant annoncé comme LE favori de cet intersaison, les Bulls n’auront pas réussi leur pari d’attirer au moins un des trois « néo-heat ». Pourtant l’équipe de Derrick Rose est la franchise qui présentait le plus d’atouts : un roster talentueux avec une future star aux manettes, une ville acquise à la cause du basket et un nouveau coach reconnu comme un fin stratège. Mais ce qui a fait la gloire de la windy city pèse aujourd’hui très, trop, lourd. L’héritage laissé par Jordan est un véritable boulet pour les Bulls. Aujourd’hui force est de constater que ni Wade, ni James n’a osé reprendre le flambeau de peur de devoir assurer la comparaison avec le maître. Si Boston et Los Angeles ont réussi à se renouveler, Chicago n’arrive toujours pas à se remettre du départ du meilleur joueur de l’histoire. Les Bulls ont malgré tout réussi à attirer Carlos Boozer dans leurs filets. Une belle prise qui sera complémentaire de Noah et qui fera prendre encore un peu plus de galons à cette jeune équipe. Un gagnant se distingue d’un perdant dans sa capacité à remporter le titre. Avec Boozer, Chicago ne tient pas un franchise player de la trempe de Wade ou James mais dispose clairement d’un joueur capable de faire la différence en Play Off (17pts et 10rbds de moyenne en carrière, 20pts et 13rbds en Play Off). Moins flashy mais peut-être plus efficace, l’arrivée de l’ancien Jazz fait clairement de Chicago l’un des prétendants au titre.

Si l’on devait désigner un gagnant de cette intersaison le regard se porterait inévitablement vers Miami. Comment faire autrement ‘ Le Heat doit désormais construire et aligner une formation capable de remporter dès la saison prochaine le titre car si échec il y a (il faudra quand même battre Orlando, Chicago, Boston, Dallas, Denver et Los Angeles), la pression pourrait vite transformer le rêve en cauchemar.

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