Interview de TP au JDD

by Vincent S | Posted on Monday, January 30th, 2012

Êtes-vous candidat déclaré pour porter le drapeau de la délégation française aux Jeux de Londres’

J’aimerais tenir ce rôle, oui. J’en ai parlé au président de la Fédération [Jean-Pierre Siutat], qui a transmis ma volonté au CNOSF (Comité national olympique et sportif français). Si j’étais désigné, je le prendrais comme un grand honneur. Depuis tout petit, je joue en équipe de France, j’ai toujours mouillé ce maillot. Mais plein d’athlètes le mériteraient aussi. Je n’ai aucune idée du choix qui va être fait. Tout ça n’est pas entre mes mains.

Vous faites campagne’

Moi, pas trop’ En vivant aux États-Unis, c’est difficile. J’ai simplement eu quelques discussions, qui restent de l’ordre du privé. Les gens qui décident savent que j’ai envie d’être porte-drapeau, c’est l’essentiel.

«J’ai envie de terminer aux Jeux de Rio en 2016» Que vous soyez très ami avec le ministre des Sports ne peut pas nuire, non’

Je ne sais pas. C’est vrai que je connais David (Douillet) depuis longtemps, c’est un ami de la famille. Il s’est par exemple occupé de mon petit frère Pierre, qui a un temps logé chez lui. Cette question du porte-drapeau, on en a parlé brièvement tous les deux. Mais il n’y a pas que lui qui décide.

S’agissant de l’équipe de France’

(Il coupe.) On a une super équipe, un bel avenir avec une fenêtre de trois ou quatre ans où il faudra surfer sur la vague. La semaine dernière, j’ai regardé le documentaire tourné pendant l’Euro, ça m’a donné la chair de poule. J’ai déjà hâte de remettre ça aux Jeux.

Êtes-vous pour que le contrat de Vincent Collet, le sélectionneur, soit prolongé avant les Jeux’

Oui. Il a fait du très bon boulot. Il a trouvé une forme d’équilibre: il sait nous cadrer tout en nous laissant de la liberté. J’aimerais continuer avec lui.

Il a souvent été dit que Londres serait le point d’orgue de votre carrière en Bleu. C’est donc faux’

Les journalistes ont répété cela, sans que je sache pourquoi. C’est comme si Londres était notre dernière chance, la dernière campagne de notre génération. Moi, je n’ai jamais rien dit de tel. Je pense plutôt que je continuerai trois ou quatre ans de plus. J’ai très envie de terminer aux Jeux de Rio en 2016.

Vous aurez 30 ans en mai. Est-ce un cap qui compte’

Franchement, je n’y pense pas. J’ai plus de saisons NBA derrière moi (10) que devant, alors j’essaie d’en profiter au maximum. Mais je suis toujours au point physiquement, je sens que je peux jouer six ou sept ans encore. C’est simple, j’adore ça. Même quand je ne joue pas, je regarde des matches sur mon canapé. Je suis toujours curieux de voir les autres équipes. Et ça ne se limite pas à la NBA. Je regarde l’Euroligue, du beau basket, et bien sûr la Pro A.

Avec Ginobili out et Duncan en retrait, êtes-vous encore monté en grade à San Antonio’

Tim vieillit un peu (36 ans en avril). Alors quand Manu s’est blessé, je savais que je devais me montrer plus agressif, faire plus de choses. Pop (Gregg Popovich, le coach) me l’a d’ailleurs tout de suite signifié. Je sens aussi que les jeunes de l’équipe comptent sur moi pour les guider.

Les Spurs restent-ils un candidat au titre’

Tant que Ginobili, Duncan et moi serons là, on aura toujours une chance. À condition d’être tous en bonne santé à l’entame des playoffs.

Pensez-vous rester à San Antonio jusqu’au terme de votre carrière en NBA’

Des rumeurs de transfert, il y en a eu pas mal, je ne peux pas les maîtriser. Je sais seulement que les Spurs m’ont toujours dit que je faisais partie des plans. Ils l’ont prouvé l’an passé en me prolongeant de quatre ans. Donc oui, je me vois bien finir ici. C’est rare d’être le joueur d’une seule équipe. Ce serait beau.

Qu’avez-vous pensé de votre 4e place au classement des basketteurs les plus détestés des États-Unis’

Je m’en fous. Ce classement ne s’adresse pas aux gens qui connaissent le basket. On est plutôt dans le people. Le numéro un, Kris Humphries, est tout sauf une star en NBA. La seule raison pour laquelle les gens le connaissent, c’est son ex [la star de télé-réalité Kim Kardashian, dont il a divorcé en octobre après deux mois de mariage]. C’est un faux classement.

Votre popularité, vous avez surtout pu la mesurer en France, le temps du lockout NBA’

Je n’imaginais pas que les gens pouvaient être si heureux de me voir. Pour mon premier match avec l’Asvel, il y avait une telle excitation. C’est comme si tout le monde voulait voir ça. Dans la salle, il y avait les footballeurs (de l’OL), les politiques, le ministre (David Douillet). Et puis le moment où je rentre sur le terrain’ Magique! Je n’oublierai jamais.

L’Asvel peine depuis votre départ. Le patron est-il inquiet’

On est un peu revenus sur terre. Mais on a choisi de donner la chance à des jeunes, alors il faut être patient. Malgré les hauts et les bas, je reste satisfait dans l’ensemble. Les critiques sur le recrutement (dont il avait la charge)‘ Peu importe. Cela fait longtemps que je n’écoute plus l’avis des gens.

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