Dossier NBA: Hommage à Ray Allen

Dossier NBA: Hommage à Ray Allen
by Yoann Delatre | Posted on Friday, June 20th, 2008

17 Juin 2008, les Celtics remportent les NBA Finals 4 victoires à 2 face aux Los Angeles Lakers. Ce classique l’a été une fois de plus. Jamais une équipe menée 3 victoires à 1 n’a pu emporter le titre après un tel retard. Comme par le passé, Boston « BEAT L.A. » ! Comme par le passé, la série opposant les deux rivaux vaut son pesant d’or ($ 22,000 pour un siège au premier rang pour le match 4). Comme par le passé, il s’est passé des choses incroyables dans cette confrontation. Il y a eu l’épisode Paul Pierce. A moitié « mort » il sort sur fauteuil roulant et revient quelques minutes plus tard, acclamé par la foule, pour planter 2 trois points en moins de 30 secondes. Il y a eu le plus gros écart jamais enregistré au terme du premier quart temps. Ecart qui a fondu comme neige au soleil de Long Beach et qui n’a pas été suffisant pour permettre aux Angelinos de triompher lors de ce match 4. Et il y a eu, la démonstration du talent de Ray Allen. Ce dernier fait a moins été remarqué par le public et pourtant, en y regardant de plus près, lors de ces NBA Finals c’est bien le numéro 20 des Celtics qui a fait la différence. « C’est le meilleur joueur de ces Finals » dit même Jeff Van Gundy. « C’est le joueur le plus régulier » d’après Mark Jackson. Les deux commentateurs accordent donc leurs violons. En fait, ils ne font que commenter les statistiques : 20,3 points de moyenne, pas un match à moins de 16 et surtout des paniers importants. D’ailleurs Doc Rivers le sait que Ray Allen est important ; il est le joueur qui a le plus joué lors de ces Finals (48 minutes lors du match 4). Aujourd’hui beaucoup s’étonnent « Ray Allen a retrouvé son niveau », mais l’avait-il vraiment perdu ‘ Bonne question mais en tout cas, lors de ces NBA Finals a tout simplement prouvé qu’il est encore l’un des tout meilleurs arrières de cette Ligue, avec une certaine classe en plus…

L’un des meilleurs joueurs NBA encore en activité

L’été dernier, en échangeant Wally Sczerbiak et Delonte West (plus un deuxième tour de draft anecdotique) contre Ray Allen, Danny Ainge a pu essuyer quelques critiques. De nombreux fans approuvaient son choix pour Garnett mais pas celui du shooter des Sonics. Pour s’accaparer les services de K.G. le General Manager avait en effet déjà pas mal délesté son équipe. Pourquoi donc continuer à se séparer de joueurs qui ont donné satisfaction les années précédentes et ce pour un seul joueur ‘ Probablement Ainge savait ce qu’il faisait car Ray Allen n’est, après tout, pas n’importe qui. Drafté 5ème position en 1996 par les Minnesota Timberwolves, Ray Allen aurait du donc déjà jouer avec Garnett mais il fut échangé le soir même contre Stephon Marbury. Arrivé à Milwaukee, après avoir brillé dans le championnat universitaire avec les Huskies de Connecticut (Joueur universitaire de l’année en 1995), Ray Allen n’a pas vraiment besoin de faire ses preuves. On l’intègre directement au cinq majeur. Habitué à être un joueur majeur de son équipe, Allen n’a d’ailleurs jamais vraiment connu les débuts de match assis puisqu’il n’a, jusqu’à ce jour, débuté que 4 fois sur le banc sur 863 matchs ! En faisant venir Ray Allen de Seattle (son deuxième club après Milwaukee), les Celtics souhaitaient donc s’assurer d’avoir dans leur effectif un autre ailier de qualité pouvant suppléer Paul Pierce au scoring. Après 9 saisons consécutives à plus de 20 pts de moyenne dont les deux dernières à 25,1 et 26, 4 pts, il est clair que Ray Allen avait le profil. Surtout lorsque l’on sait que l’ex membre des Sonics est un des 5 meilleurs scorers de l’histoire de la NBA encore en activité (18 227pts) et qu’il est également l’un des rares joueurs à avoir réussi à planter plus de 50 points dans un match. A ce propos, nul doute qu’il rentrera très prochainement dans le club très « select » des joueurs à plus de 20 000pts en carrière. A titre de comparaison en moins d’années de carrière, Allen a inscrit plus de points que Magic Johnson, Kevin Mc Hale, James Worthy, Bob Cousy. La saison prochaine il dépassera tout simplement Julius Erving ! De telles performances lui ont d’ailleurs permis d’être 8 fois All Star et d’être sélectionné dans la Team USA pour décrocher la dernière médaille d’or américaine aux Jeux Olympiques. Joueur de talent, scorer par excellence, Ray Allen est avant tout un monstre de régularité.

Le meilleur shooter de tous les temps ‘

Les vrais shooters ont plusieurs choses en commun : une gestuelle, un grain de folie qui ne les fait jamais douter et une certaine régularité sur le long terme. Considérant ces critères, Ray Allen est incontestablement un membre de cette catégorie. En effet même si quelques analystes ont pu dire que Ray Allen a parfois été « en panne » ou « en crise », il n’a jamais shooté en dessous de 42% (aux tirs) sur l’ensemble de ses 13 saisons ! En moyenne, il est à 40% en carrière à 3 pts (2100 tirs inscrits) et à 89% aux LF. No comment. Lors de ces Finals il a d’ailleurs prouvé qu’il était l’un des meilleurs shooters de l’histoire en ajoutant un nouveau record à son palmarès. En effet, en égalisant le record du nombre de paniers à trois points inscrits lors d’un match décisif des Finals avec un total de 7 sur 9 tentatives, Ray Allen a ajouté une nouvelle ligne dans sa propre rubrique du World Guinness Book. « Sa rubrique » est sans doute l’appellation qui convient le mieux tellement le néo champion NBA détient de records dans ce compartiment du jeu. Un exemple ‘ Il est le joueur ayant inscrit le plus de 3 pts dans une saison : 269. Autre exemple : il est le seul avec Reggie Miller à avoir passé la barre des 2000 3pts inscrits en carrière. Mais si Ray Allen continue sur sa moyenne (plus de 160 3pts inscrits par saison, alors il dépassera la référence Reggie (2560) dans moins de trois ans. Surtout, il fera en 15 années ce que la gâchette des Pacers a fait en 18. Mais après tout, cela ne sera que banalité pour Allen qui avait déjà commencé sa liste de records de tirs primés à Connecticut (en 115 3pts en une saison lors de la saison 1995-1996). Dans cette université, Ray Allen reste une référence. Les répétitions des fondamentaux aux entrainements sont souvent illustrées par des allusions à l’ex star du campus. Pour les coachs de cette université il ne fait aucun doute que la réussite de cet arrière est essentiellement due a sa technique parfaite qu il a pu répéter inlassablement avec les Huskies. « Il sait tout faire » disait Doc Rivers après la game 4. Tirs à trois points, stop tirs, drives, dunks, cross overs, Ray Allen est un réel attaquant. Altruiste, avec un vrai sens du collectif, ce Ray la n’est pas non plus aveugle. Du coup, ce talent ne fait pas que des heureux. Lorsqu’un « Husky » prend feu lors d’une rencontre, fans et journalistes s’empressent de relativiser la performance. Difficile d’exister après un shooter comme Ray Ray. La comparaison est forcément au désavantage du joueur universitaire tellement l’arrière des Celtics a laissé bonne impression dans toute la région.

Ray Allen, la classe

Aujourd’hui tout l’Etat du Connecticut semble nostalgique de cette époque. Son maillot est évidemment pendu au dessus du parquet des Huskies de manière a ce que toute la fac garde en mémoire la propreté de son jeu, la rapidité et l’efficacité de son tir, mais également sa façon d’être. Ray Allen apparaît comme l‘EXEMPLE à suivre pour tous les sportifs du campus. Professeurs, coachs et fans ne cessent de venter le joueur. Pour toutes ces personnes, Ray Allen est un homme brillant. Golfeur de talent (handicap 5) il est également un acteur reconnu et félicité pour son rôle dans le film « He got game » produit par Spike Lee. Lors de ce tournage aux côtés de Denzell Washington, il a pu écoper du surnom de Jésus. Ce surnom le suit d’ailleurs, depuis que « Sporting News » l’a nommé à plusieurs reprises « Good Guy of the Year » pour ses œuvres caritatives. Un cœur, un cerveau, les compliments ne s’arrêtent pas là. Les marques Jordan et autres Kenneth Cole considèrent Ray Allen comme l’un des joueurs les plus « classes » de la NBA. Pas de tatoos apparents, jamais d’écarts de comportements ou presque, le joueur n’affiche non plus jamais d’émotions lors de ses matchs. Peu importe ses réussites ou ses échecs, Allen n’est pas du genre à se plaindre ou à prendre la grosse tête. Ce comportement est d’ailleurs très frustrant pour ses adversaires qui ne peuvent lire quelconque frustration sur le visage du joueur ; et ce même après plusieurs bonnes défenses. La classe, Ray Allen l’a donc également sur le terrain. « Les grands joueurs gardent la balle pendant les moments importants ». Cette phrase de Jordan en personne a été reprise par plusieurs médias pour décrire le panier décisif de Ray Allen lors du Game 4. Sasha Vujacic savait qu’il ne fallait pas faire faute sur lui, Ray Allen a donc gardé le ballon pour inscrire un lay up main gauche au terme des 24 secondes. Pour résumer, avec ce panier il a tué les Lakers.

Couronné, Ray Allen est resté assez discret lors des différentes manifestations célébrant le nouveau titre des Celtics. Néanmoins, le voilà désormais champion. Un champion sobre, efficace, qui a énormément contribué à la conquête de ce trophée. Ray Allen félicitations, tu es un GRAND CHAMPION !

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Affichage 7 Commentaires
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  1. Bilou says:

    Tout a fais d accord c est un joueur extraordinair et ce big three n aurait pas été aussi efficace sans lui content qu il ai eu au moins un titre c est vraiment mérité

  2. Judge Dread says:

    Oui, on a peut-être crucifié Jésus un peu trop vite… Ou alors, c est tout simplement Jésus qui a résuscité…

  3. Ghot says:

    Effectivement si on se base sur la régularité sur ces finals, Allen mérite le titre de MVP de ces finals.

  4. Fox.76 says:

    effectivemen ,Allen a suremen été le meilleur Celtic pendan cette finale!Pierce a été récompensé pour l ensemvle des Playoffs et aussi parce kil est le symbole des Celtics!

  5. tolyf says:

    felicitation a RAY ALLEN pour sa carriere et merci a celui qui a ecrit l article.

  6. thegamecompton says:

    Tout simplement la meilleure gestuelle de l histoire du jeu. Le plus impressionnant est que ses seuls shoots loupés sont des gamelles!! Enfin l objectif pour lui n était pas le titre de Mvp des finales, mais simplement la bague de champion. Et c est chose faite… Good Guy! on s retrouve l année prochaine!

  7. Ai42 says:

    Petite précision Ray Allen à été échanger au Sonics contre Wally Sczerbiak, Delonte West mais surement pas un deuxième tour de draft anecdotique puisqu il s agit de Jeff Green (5ème choix de la dernière draft!).
    Là ou l on s aperçoit qu il est sous -estimé c est que lors de la même saison il aurait du être MVP du all star game (c est lui qui fait basculer le match en faveur de l est) et MVP des finales (c est le joueur le plus régulié au vue des statistiques et de ses paniers importants cf fin du game 4) mais la réalité en est tout autre.
    Il est sur que ce joueur est tout simplement beau à voir jouer, une mécanique gestuelle exceptionnel(que n à pas eu Reggie Miller ou Peja Stojakovic par exemple) et une élégence dans tout ce qu il fait , on a l impression que tout est facile.
    Je suis très heureux pour lui Garnett et Pierce qui sont trois de mes joueurs favoris.
    Chapeau Ray Ray.

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