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Dossier NBA : Iversion-Jennings destins croisés

Par Julien Le 25.11.2009
Rangé dans: Allen Iverson | Dossiers NBA | Brandon Jennings

 
A l’heure où l’un se cherche une fin de carrière décente, l’autre débarque en NBA et casse tout sur son passage. Allen Iverson et Brandon Jennings, deux joueurs profil s similaires dont les destins se croisent d’une drôle de manière.

Allen Iverson, une triste fin …

A l’époque où Allen Iverson quitte Philadelphie pour Denver beaucoup de fans espèrent enfin voir « The answer » aller au bout de son rêve. Aimé ou détesté, le joueur n’a jamais laissé indifférent et tout le monde reconnaît en lui un compétiteur hors-pair. Les Nuggets sont donc l’opportunité d’atteindre le graal et le moyen de voir si Iverson est capable de s’adapter à une équipe qui compte déjà un franchise player. Pendant 10 ans le lutin aura brûlé le parquet de Philly. Combattant, leader, scoreur de génie, Allen Iverson aura empêché les 76ers de tomber dans l’oubli, les portant même jusqu’aux finales NBA. Denver est donc un tournant pour le joueur.

En deux saisons, A.I va tout donner (25ppg et 7apg) et former avec Carmelo Anthony un duo d’attaque ultra performant. Malheureusement, ces deux années passées dans le Colorado se traduiront par deux éliminations au premier tour des Play Off. Or Denver ne peut attendre. Anthony est un diamant brut qu’il convient de polir le plus rapidement possible et Allen Iverson ne semble pas le bijoutier le plus adapté. Exit donc l’ancienne star de Philadelphie. Merci d’être passé mais finalement vous ne faites pas l’affaire. La NBA a de cruel ce que la gloire a d’éphémère.

Avec Billups aux mannettes les Nuggets atteindront directement les finales de conférences, persuadant ainsi toute la NBA qu’Iverson n’est pas un joueur d’équipe. La triste saison de ce dernier à Detroit ne fait que confirmer la tendance et amorce la fin de l’aura du bonhomme. Porté aux nues, Allen Iverson est désormais pointé du doigt. Individualiste, looser, égoïste … Bref, le joueur qui ne cherchait que l’aboutissement d’une carrière se voit lynché par ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur clavier.

Décidément bien mal inspiré, Iverson décide en début de saison de signer avec les Grizzlies qui comptent déjà dans leurs rangs des joueurs comme Mayo, Gay ou Randolph. Perdue d’avance, l’expérience tourne carrément au fiasco et prend fin dès le début du mois d’octobre. Aujourd’hui Allen Iverson est un paria qui ne trouve plus de club pour l’accueillir. Improbable situation pour un joueur qui aura fait rêver des millions de gamins.

Est-ce si difficile à comprendre qu’un joueur qui, au cours de 13 années de carrière, aura inscrit la bagatelle de 24.020 points, veuille prétendre à une place dans un 5 majeur ? Qu’ont de mieux à proposer des équipes comme Charlotte, New York voire New Orleans, au poste de Shooting Guard ? Comment un joueur qui aura emmené à lui seul 6 fois sur 10 Philadelphie en Play Off peut-il stigmatiser autant de méfiance ?

Tant de questions qui amènent aujourd’hui l’All Star à sérieusement envisager une retraite. Un énorme gâchis en soit et une bourde monumentale de la part des GM qui ne voit en lui qu’un égo surdimensionné. Allen Iverson mérite mieux comme fin. Il mérite surtout d’être reconnu pour une brillante carrière et pour cette faculté incroyable à scorer sur la tête de n’importe quel joueur, quelque soit son statut, quelque soit sa taille.

Qualité qui aura fait lever les foules et qu’aujourd’hui on lui reproche. La NBA peut-être aveugle au point de condamner un joueur et d’en encenser un autre pour la même raison. Iverson est aujourd’hui persona non grata, Brandon Jennings, lui, gagne ses galons d’All Star.


Brandon Jennings, un départ en fanfare …

Quand Brandon Jennings est drafté par les Bucks, neuf équipes ont déjà fait leur choix. Justifié, diront certains : Jennings a préféré partir en Europe, faute de résultats scolaires, plutôt que d’aller en Fac. Or tous les spécialistes américains le savent : la NCAA est bien plus relevée que l’Euroleague et les joueurs qui sortent du système scolaire américain après une ou deux années d’études sont bien plus performants que ceux qui sont rompus aux joutes européennes (sic !). Le nez collé à leurs certitudes les scouts NBA vont passer à côté d’une pépite.

Digne d’un Allen Iverson, Brandon Jennings ne doute pas de son talent et ne voit pas son arrivée chez les Bucks comme une fin en soi. Certes, à choisir, le néo-Buck aurait préféré atterrir du côté de New York ou Los Angeles mais la Draft en a décidé autrement. Condamné à une saison galère, le meneur voit dès le début de la saison son leader, Michael Redd, se blesser au bout de deux rencontres. Pas de problèmes. Dès la première rencontre l’ancien joueur de Rome aura posé les jalons de ce qui semble être une année de « Rookie of the Year ». 17pts, 9rbds et 9 passes … merci d’être passé.

Ce premier match n’est qu’un échauffement puisque le mois de novembre de Jennings est tout bonnement incroyable pour un rookie que l’on annonçait comme un joueur de seconde zone. 26ppg (47% à 2pts et 3pts), 5apg, 4apg en 35 minutes de temps de jeu. Ajoutez à cela une très jolie pointe à 55 points qui fait de lui le 2e plus jeune joueur de l’histoire à réaliser pareille performance, après Lebron James, et vous obtenez le nouveau phénomène made in NBA !

Blake Griffin blessé, Brandon Jennings écrase toute la concurrence, reléguant au second plan les bonnes performances des Tyreke Evans, Jonny Flynn et autre Terrence Williams. Un début sur les chapeaux de roues qui n’est pas sans rappeler un certain … Allen Iverson ! Lors de sa première saison Iverson, alors âgé de 21 ans, avait impressionné par sa capacité à scorer dans toutes les situations. 23ppg, 7apg et 4rpg en 76 rencontres et, coïncidence étonnante, le 76ers devient, à son époque, le deuxième plus jeune joueur à inscrire plus de 50 points dans une rencontre à 21 ans.

La NBA est un éternel recommencement. Brandon Jennings a encore beaucoup de chemin avant d’atteindre le niveau d’Allen Iverson et de pouvoir prétendre à la même carrière. De la même façon qu’Iverson a encore une chance qu’un General Manager avisé lui propose un dernier défi. Ce qu’on lui souhaite tous, Allen Iverson c’est quand même une autre classe que Stephon Marbury !

      


 Commentaires: 3

Enfin un article qui me plait et qui ne tappe pas sur iverson... Ceux qui mettent iverson et marbury dans le même panier se sont cognés la tête contre un mur à mon avis.. Iverson a quand même beaucoup plus de classe et de fan, je ne suis pas un de ses fan mais je reconnais le talent de ce joueur !!! Bref malgré sa retraite j’aimerais le revoir jouer au basket les sixers ont besoin d’un meneur (mais les dirigeants ont dit qu’ils n’envisageaient pas de le signer), d’autres le voit signer à L.A pour remplacer fisher mais pour moi inenvisageable, bref qu’ils reviennent nous exploser quelques défenses mais je ne l’imagine plus gagner une bague malheuresement...
    by kobe8124 on 11.28.2009
 


tt est dit !!!!! Iverson est une des légendes NBA !!! f-the haters retournés idolatrer vos fake icones commerciales Sternisée
    by enzokillepano on 11.26.2009
 


ça me fait penser à une accroche de pub : une star du basket s’en va, une autre s’éveille.... :-) Il faudra compter sur Jennings dans les années à venir....
    by Dirk#41 on 11.26.2009
 


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