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Par Julien
Le
17.03.2008
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Transfert NBA
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Dossiers NBA
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De Toronto, où T-Mac, Jamison et Chris Bosh auraient pu jouer ensemble, à Milwaukee, qui auraient vu Nowitzki, Marbury, Josh Smith et Michael Redd rivaliser pour le titre, en passant par Cleveland, où Lebron James aurait certainement vu d’un bon œil son association avec Carlos Boozer et Jamaal Crawford, beaucoup d’équipes pourraient aujourd’hui jouer le haut de tableau. Cependant cinq franchises sortent du lot si on y regarde de plus près.
Boston, qui surfe aujourd’hui sur la conférence Est et qui semble résolument destinée à une finale de conférence, aligne un cinq majeur complet. En se penchant sur les dernières Draft, on s’aperçoit pourtant que la franchise au trèfle a souvent eu le nez pour choisir ses rookies. En 1997, c’est Chauncey Billups qui est sélectionné en 3ème position. Un an plus tard, Paul Pierce fait son arrivée dans l’ancienne équipe de Larry Bird en étant choisi à la 10ème position. Si l’ailier fait tout de suite son trou dans l’effectif, l’actuel meneur des Pistons de Detroit aura beaucoup plus de mal à convaincre. En 2001, les Celtics choisissent Joe Johnson en 10ème choix puis Al Jefferson en 2004 (15ème position) pour finir avec Jeff Green la saison dernière. Aujourd’hui dans ce scénario, purement imaginaire, Boston pourrait associer Billups, Johnson, Pierce et Jefferson sur le même line-up soit quelques uns des meilleurs joueurs de la ligue.
Les invincibles du moment n’ont, tout comme les Celtics, aucune raison de regretter l’existence des transferts vu les résultats affichés. Mais là encore, Houston aurait une certaine allure si elle avait gardé tous ses choix de Draft. A commencer par un des joueurs qui fut l’une des révélations de deux titres 94 et 95 de la grande époque : Sam Cassel. Encore capable de grosses performances, le chinois a eu une carrière bien remplie et un impact dans presque toutes les franchises par lesquelles il est passé (Milwaukee, Minnesota et Los Angeles notamment). En 2001, c’est Richard Jefferson que les Rockets sélectionnent en 13ème position. Echangé directement contre le regretté Eddie Griffin, on imagine son association avec le géant Yao Ming, sélectionné lui la saison suivante. Ce joli trio aurait été parfaitement complété par le jeune Rudy Gay que le front office texan a cédé aux Grizzlies de Memphis contre Shane Battier. Avec ces quatre joueurs Houston n’aurait certainement pas été pire que celle de cette saison.
L’équipe surprise par excellence ! Les Hornets possèdent dans leurs rangs un des joueurs les plus doués de sa génération en la personne de Chris Paul et tout le monde attend avec impatience le début de Play-Offs pour voir jusqu’où Byron Scott va mener ses troupes. Les Hornets autrefois basé du côté de Charlotte ont, eux aussi souvent eu le flair quand il s’agissait de choisir un joueur au moment de la Draft. A commencer par celle de 1996 où c’est un certain Kobe Bryant qui est choisi en 13ème position. Immédiatement transféré aux Lakers contre Vlade Divac, les fans de Charlotte n’auront jamais le privilège de voir l’actuel prétendant au titre de MVP sous le mythique maillot bleu turquoise. A l’inverse, les supporters des Hornets auront suivi avec attention les premiers pas d’un autre meneur virtuose : Baron Davis. 5 saisons pleines où Davis mènera son équipe de Charlotte à New Orleans avant d’être transféré à Golden State. Son départ va forcer la franchise à reconstruire autour de jeunes joueurs de talent comme Paul ou David West (18ème pick du Draft 2003). Imaginons un instant un cinq majeur composé de Chris Paul à la mène, Baron Davis en 2nd arrière, Kobe Bryant à l’aile et David West sous les panneaux … le pivot importe peu. Cette équipe tiendrait plus de l’équipe All Star que d’une équipe NBA. Alors bien sûr si Kobe et Baron Davis avaient évolué sous le maillot des Hornets, ces derniers n’auraient certainement pas eu l’opportunité de choisir Paul et West … mais bon l’idée est amusante.
Qui aura marqué l’histoire des Magics d’Orlando : Penny Hardaway ? A l’origine l’ancien meneur floridien était sélectionné par Golden State, il fut échangé le soir même contre Chris Webber. Shaquille O’neal ? Oui ! Le pivot le plus puissant de l’histoire de la NBA avec Wilt Chamberlain a mené Orlando vers une finale NBA avant de rallier Los Angeles. En 2000 le choix du front office d’Orlando se porte sur Mike Miller. Après trois saisons sous le maillot des Magics, le joueur est envoyé à Memphis contre Gooden et Giricek. Aujourd’hui, il tourne à 16pts et 5 rebonds par matchs. Un autre joueur aurait pu compléter l’effectif d’Orlando : Andrei Kirilenko. Bien qu’ayant toujours joué sous le maillot des Jazz d’Utha, les droits du joueur appartenaient à l’origine à la franchise floridienne. Ceux-ci ont été inclus dans un transfert dont plus personne ne se souvient … sauf peut-être le General Manager de l’époque des Magics. Shaquille O’neal, Dwight Howard, Mike Miller et Andrei Kirilenko … On ne pourra pas dire que Mickey n’a pas eu l’opportunité d’avoir une équipe digne de ce nom à côté de chez lui !
Terminons par la franchise de l’Arizona qui aura eu le privilège de rattraper sa bourde en récupérant Steve Nash six ans après l’avoir envoyé du côté de Dallas. Une bonne idée quand on sait que le meneur réalise ses meilleures saisons depuis qu’il est de retour dans sa franchise d’origine. Quand on jette un coup d’œil sur certains transferts qui incluent des choix de Draft dans les transactions, on se dit souvent que l’équipe perdante est celle qui récupère le futur rookie. Erreur ! Phoenix a échangé deux choix de Draft qui auraient pu mener les Suns vers une finale NBA : Ron Artest et Luol Deng. Les deux joueurs sont à l’origine des choix appartenant à Phoenix. Imaginons un court instant Nash, Artest, Deng et Stoudemire sous le même maillot …. Peut-être moins offensif que les Suns d’aujourd’hui mais certainement plus complet. Les Suns auront aussi leur lot de bonnes nouvelles car les droits de Shawn Marion, qui aura fait quelques unes des plus belles années de la franchise de l’Arizona, appartenaient à l’origine à Dallas. Des droits acquis dans le transfert de … Steve Nash. Le monde est petit.
Une NBA sans transfert serait-elle plus attractive ? Sûrement pas ! La période des transferts est aussi ce qui fait le sel de la ligue Nord Américaine et c’est elle qui permet souvent de rééquilibrer les forces. Comme mentionné plus haut, il est évident que beaucoup d’équipes en gardant leurs choix de Draft n’auraient pas pu, ou n’auraient pas eu besoin de sélectionner des joueurs de la trempe de Chris Paul mais cet article, volontairement irréaliste, met en lumière les choix parfois peu judicieux de certaines franchises. Ce qui montre une fois de plus que le sport n’est pas une science exacte même quand celui-ci est traité comme un business !