Analyse NBA : Miami Heat, Chronique d’un succès ‘

by Matthieu Berger | Posted on Saturday, July 10th, 2010

Il y ‘a encore quelques semaines , on imaginait D. Wade s’envoler pour New-york ou Chicago, laissant le Heat s’enfoncer dans les abysses du classement.Et puis, subitement le front office de Miami ( bien aidé par Wade ) a réalisé l’impensable. D’abord, garder "Flash" et dans la foulée signer Chris Bosh. Lebron James annonçait hier soir sa décision de rejoindre les deux compères à Miami.Alors que seuls les Bulls et les Knicks osaient rêver de réuni deux de ces free-agents, Le Heat se paie le luxe d’associer le plus gros « big three » de l’histoire ( du moins du point de vue médiatique ), et même deux des trois meilleurs joueurs en activité. Pourtant, les avis semblent partagés sur l’éventuel succès final de cette opération recrutement .

1-Wade, Lebron et Bosh peuvent-ils évoluer ensemble ‘

Certes les trois stars sont de gros bouffeurs de ballons et prennent en moyenne entre 20 et 30 shoots par match.Certes, ils sont tous trois étiquetés « franchise player » et n’ont jamais vraiment partagé leur leadership. On nous dit que les trois joueurs ont des égos démesurés…certes.

Cependant, le simple fait d’accepter de signer ensemble (et au passage de renoncer à 30 millions supplémentaiers pour James et Bosh ) ne témoigne-t-il pas d’une volonté de dépasser leurs égos respectifs pour créer quelque chose de plus grand ‘ Si ce n’était pas le cas Lebron aurait pu prolonger avec Cleveland et garder son statut d’ « Elu ». Il aurait pu tout autant signer à New-york et créer un buzz médiatique similaire, voir aller à Chicago et faire des Bulls de sérieux prétendants au titre, tout en se gardant une plus large part de leadership. James a choisi de se mettre encore plus de pression en signant avec le Heat, où il doit gagner dès cette année pour ne pas avoir l’étiquette de « looser »collée à la peau. Au regard des Jordan, Bryant, Bird et autre Magic, James n’aura pas su emmener sa franchise initiale au sacre final. En cela les années « Cleveland »seront synonyms d’échec dans la carrière du natif d’Akron. En acceptant de signer à Miami, James a sans doute compris qu’il ne suffisait plus de garder la gonfle pendant 20 secondes et de scorer 40 points à chaque match pour écrirer sa légende. Il sait également que même si le Heat va au bout il risque d’être catalogué dans la liste des joueurs incapable de glaner un titre tout seul .A mon humble avis, si James a signé avec le Heat c’est qu’il pense ( à tort ou à raison ) non pas pouvoir y gagner un titre mais bel et bien fonder une véritable dynastie et gagner en terme de rayonnement collectif ce qu’il aura perdu du point de vue de ses stats personnelles.

C’est la même logique qui semble avoir conduit Wade à inciter James et Bosh à le rejoindre. A l’instar de Lebron a Cleveland, Dwyane est l’enfant chéri d’une ville. Il a déjà mené le Heat au titre en corrigeant les Mavs à lui tout seul, il réussit l’exploit d’avoir qualifié sa médiocre équipe tous les ans et d’avoir fait des playoffs irréprochables. Mais tout comme l’ancien cavs, Wade a pris conscience qu’il était à un tournant de sa carrière, et qu’il était grand temps de regouter à la victoire. Quoi qu’il arrive, Wade restera le n°1 dans le coeur des fans de Miami : il leur est resté fidèle et est probablement le grand instigateur de ce recrutement de rêve. Il ne reste plus qu’esperer que LBJ et le n°3 du Heat, amis dans la vie, ne se marchent pas trop sur les pieds et trouvent leusr placse respectives sur le terrain et dans le vestiaire… Ils ont montré dans le contexte des JO 2008 que cela était possible … reste à appliquer cette logique durant toute une saison NBA. Se fondre dans le collectif risque d’être moins problématique pour Chris Bosh. Moins exposé médiatiquement, sa carrière semble prendre la trajectoire d’un Pau Gasol. Leader d’une franchise de Toronto vouée à ne jamais rien gagner, Bosh pourrait bien endosser la tenue du parfait lieutenant. Avec des dangers exterieurs tels que James et Wade, les défenses adverses seront obligées de s’écarter et« CB4 »pourra profiter des espaces laissés dans la raquette et des caviards de Wade et Lebron.

2-La réunion de trois superstars suffit-elle pour gagner un titre ‘

Bien sur que non, la réunion d’une escouade de « galactiques » ne suffit pas à aller chercher le graal .L’exemple le plus récent nous est donné par les Lakers version 2 0004 (O’Neal, Bryant, Malone , Payton) sèchement corrigés par Detroit lors des finales. Avec le transfert de Beasley vers Minnesota,Miami ne dispose pour le moment que de 4 joueurs sous contrat (Bosh, Wade, James, Chalmers). Les critiques fustigent le fait qu’il n’y a plus d’argent pour enrôler d’autres joueurs corrects. La profondeur du banc risque donc de laisser à désirer et la faiblesse des postes clés de meneur et de pivot est largement dénoncée. Cependant Mario Chalmers est toujours en train d’apprendre le métier et pourrait, s’il développe ses qualités de passeur, avoir un rôle similaire à celui de Rondo à Boston lors de la saison 2008. Il est vrai que pour l’instant Chalmers n’a pas de Back-up ( Arroyo resignera-t-il ‘ On parle également de l’ex Heat Jayson Williams… ) mais rappellons tout de même que James et Wade peuvent monter la balle sans aucun problème.

C’est surtout au poste de pivot que le bât blesse.Par intermittence, les Heat joueront sans doute « small ball » avec Bosh pivot et Lebron en 4.Mais avec le départ de Jermaine O’Neal vers Boston, Bosh apparaît quand même bien seul dans la peinture. Udonis Haslem resignera peut être, mais cela semble encore trop juste face aux raquettes d’Orlando, Chicago, Boston ou Los Angeles. Esperons que Pat Riley ait une idée derrière la tête (Le Shaq pour un dernier baroud d’honneur ‘). Quant à la profondeur du banc, les Heat sont en passe de signer Mike Miller, excellent joueur d’appoint et anciene meilleur 6ème homme de la ligue.De plus, le challenge sportif conjugué à la qualité de vie offerte par la ville de Miami pourrait attirer plus d’un vieux briscards en Floride. Il serait également de bon ton de resigner les jeunes Daequan Cook et Dorell Wright qui pourront apporter sur quelques minutes du scoring et de la défense.

3-Une équipe imbattable ‘

Même si la somme de ces trois talents n’a pas d’égale dans la ligue, nous nous garderons bien d’en faire une équipe qui écrasera la concurrence à l’instar des Bulls de 96 par exemple. A l’Est, Miami devra faire avec le Magic, les Celtics et les Bulls. Le Magic, avec un Vince Carter usé et un Rashard Lewis qui joue les hommes invisibles en Playoffs, semble être sur la pente descendante. Les Bulls avec l’arrivée de Boozer, constitueront une véritable menace, tout comme Boston qui a su resigner les cadres (Pierce, Allen) tout en se renforçant intelligemment (Jermaine O’Neal). A l’ouest les Lakers font toujours figure d’archi-favoris : un effectif pléthorique (renforcé par la venue de Steve Blake) qui, s’il est moins « bling-bling »que celui de Miami demeure, plus cohérent et homogène. De plus Les Lakers ont un vrai vécu de groupe alors que chez le Heat,tout est à construire…

Voilà, bien des questions demeurent quant aux chances de Miami d’aller au bout dès cette saison. Rouleau compresseur ou colosse aux pieds d’argiles ‘ Réunion d’individualités ou véritable volonté de servir un collectif ‘ Il faudra attendre le début de la saison pour avoir les premiers éléments de réponse. Rappellons nous tout de même qu’il y a trois ans, trois superstars NBA, un power, un ailier et un arrière s’engageaient ensemble à Boston. On pensait à l’époque que cette équipe n’avait ni meneur (le jeune Rondo n’avait pas éclaté) ni intérieur digne de ce nom pour aider Garnett. On critiquait le vide sidéral proposé par le banc de touche en raison des contrats astronomiques offerts à ces « trois hall of famers » ; on pensait que Pierce et Allen artillait trop et ne pourrait pas cohabiter. On doutait que Garnett et Pierce puissent partager le leadership. Quelques mois plus tard Boston était champion en présentant l’un des collectifs les plus soudés de la ligue. Certes Pierce, Allen et KG étaient plus mâtures que les vedettes du Heat, mais Wade, Bosh et Lebron sont expérimentés. Ils ont prouvé cet été qu’ils pouvaient gérer leur carrière avec bon sens. Ils connaissent désormais la route à suivre…

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  1. Glide83 says:

    Excellent article merci !
    Comme toi j émais un doute sur la victoire annoncée des Heats.
    Belle brochette certes… mais le collectif, la hiérarchie, l expérience des Lakers a un longueur d avance…
    Attention aussi au dernier tour des Celtics revanchards à mort et au 5 majeur bien sympa…
    Un gros Buzz ce transfert, reste à prouver son éfficacité, même si Pat Riley est loin d être un branque…

  2. iverson23 says:

    d accord aussi avec l article excepté sur un seul point,au sujet de l exemple donné par les lakers en 2004 qui se sont fait corriger par detroit,il faut replacer les choses dans leur contexte deja premierement payton etait en fin de carriere et n apportait que le quart(et encore)de se qu il apportait a seattle et SURTOUT deuxiemement malone n avait pas pue jouer la finale pour cause de blessure quand on sait l importance qu il a pris dans l effectif des le debut de la saison son absence etait trop lourde a gerer pour les lakers et meme si je peut me tromper s en vouloir retirer quoi que ce soit a la victoire de detroit si malone avait été présent a mon avis detroit n aurait sans doute pas gagné

  3. Bilou says:

    Moi je dis au pire ca marche pas Miami vend James il restera enkor bosh et wade plus les joueurs qui je pense seront de très bne qualité que miami recuperera en échange de James bien sur si la dream team ne fonctionne pas ce que je n espere pas Go Heat
    En passant je pense que Chalmers va nous faire une Rondo !!!

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